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Frais scolaires: le temps presse pour le réseau scolaire

La Fédération des comités de parents veut le statu quo

Kévin Roy.
Président de
la FCPQ
Photo Stevens LeBlanc Kévin Roy. Président de la FCPQ

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La Fédération des comités de parents formule une proposition concernant les coûts des programmes particuliers visés par le projet de loi sur les frais scolaires, afin qu’il soit adopté le plus rapidement possible.

Il est minuit moins une pour le réseau scolaire : les écoles attendent impatiemment l’adoption du projet de loi sur les frais facturés aux parents pour pouvoir déterminer leurs tarifs pour la prochaine année à propos du matériel scolaire, du transport, du service de garde, des sorties éducatives et des coûts des programmes particuliers.

De telles décisions sont habituellement prises à cette période-ci de l’année.

Or, les longs débats entourant les coûts reliés aux programmes particuliers n’ont pas encore permis de compléter l’étude détaillée du projet de loi en commission parlementaire.

État de situation

Québec veut inscrire noir sur blanc dans la Loi sur l’instruction publique qu’il est permis de réclamer des coûts supplémentaires pour les programmes particuliers, alors que les partis d’opposition réclament plutôt la gratuité pour ces programmes, afin d’éviter de créer un système d’éducation public à deux vitesses.

«Il faut que ça avance, l’adoption du projet de loi doit être faite le plus tôt possible», affirme le président de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), Kévin Roy.

La Fédération propose le statu quo concernant les frais entourant les programmes particuliers dans le réseau public pour l’an prochain – comme mentionné dans l’entente à l’amiable intervenue à la suite de l’action collective intentée contre les commissions scolaires sur les frais chargés aux parents.

Ce sursis permettrait de faire un état de situation, réclamé par plusieurs, avant de fixer des balises concernant les coûts des programmes particuliers dans le règlement qui découlera de la loi, une fois adoptée.

«En mode solution»

«Ce serait une façon de laisser le temps au réseau de faire une collecte d’informations, pour savoir quels sont les frais présentement, afin de fixer des balises claires. On veut travailler en mode solution, on ne veut pas avoir peur d’avoir peur. De cette manière, on pourrait avancer et dénouer l’impasse», lance M. Roy.

Dans le jargon scolaire, les programmes particuliers peuvent prendre la forme de concentrations axées sur les sports, les arts ou les sciences, par exemple, qui permettent aux élèves de consacrer un plus grand nombre d’heures à ces disciplines que dans le programme régulier. Des coûts y sont souvent rattachés.