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Une année loin du football pour raviver la flamme

Le joueur étoile des Carabins Marc-Antoine Dequoy veut poursuivre sa carrière dans la LCF

Marc-Antoine Dequoy a l’intention de profiter du Défi Est-Ouest pour laisser une bonne impression aux recruteurs et entraîneurs de la LCF.
Photo Agence QMI, Marc Desrosiers Marc-Antoine Dequoy a l’intention de profiter du Défi Est-Ouest pour laisser une bonne impression aux recruteurs et entraîneurs de la LCF.

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OTTAWA | Une pause d’un an a permis à Marc-Antoine Dequoy de retrouver la flamme du football.

Jouant au football depuis l’âge de 5 ans, le demi défensif étoile des Carabins de l’Université de Montréal a opté à sa sortie de l’école secondaire pour le collège André-Laurendeau, institution qui n’offrait pas de programme de foot.

« Ce fut ma meilleure décision, affirme Dequoy. Après toutes ces années dans le football, je me questionnais à savoir si je continuais par routine ou si j’aimais vraiment ça. Cette saison loin du football m’a fait du bien. J’avais besoin d’une pause pour réaliser que j’aimais le football. À l’écart, j’ai réalisé que le sport me manquait et cette pause m’a redonné la flamme. »

Après une année à André-Laurendeau, le joueur défensif par excellence du RSEQ en 2018 transfère à Montmorency, où il s’alignera avec les Nomades. Il retrouve le football, mais pour seulement cinq parties en trois ans. « J’ai subi quelques blessures et j’étais trop vieux pour jouer à ma troisième saison à Montmorency, raconte-t-il pour expliquer ses trop rares présences sur le terrain. Même si j’avais peu joué, Polo (Paul-Eddy St-Vilien) avait vu mon potentiel, lui qui était entraîneur-chef des Nomades à mes débuts, et il m’a recruté avec les Carabins. »

L’instant d’une photo, mercredi avant-midi, les anciens des Nomades se sont retrouvés. St-Vilien, Dequoy, Kétel Assé, Olivier Fréchette-Lemire et Gladymir Charmant ont immortalisé leur participation au Défi Est-Ouest. « C’est un retour à nos racines, illustre Dequoy. C’est bon pour le football du RSEQ. »

Premiers pas

Maintenant que la flamme brûle à plein régime, Dequoy n’a pas l’intention de réduire la cadence. Il vise de poursuivre sa carrière dans la LCF en 2020.

« Ça débute ici avec le Défi Est-Ouest, résume-t-il. Cette semaine à Carleton constitue une entrevue et c’est important de laisser une bonne première impression aux recruteurs et entraîneurs de la LCF. Je pense aux pros depuis l’an dernier, mais ça ne doit pas être une distraction. »

« Je veux montrer que je suis un joueur polyvalent, d’ajouter le demi défensif qui disputera à l’automne sa dernière campagne dans les rangs universitaires.

En vieillissant, je comprends mieux le jeu et j’aime l’aspect tactique, où ça devient un jeu d’échecs. Polo m’a aidé de sorte que le jeu ralentisse devant moi. Les tests sont importants, mais le plus important est de montrer que tu es capable de réussir des jeux. »

La vitesse comme arme

Deuxième au sprint de 40 verges, mardi, en vertu d’un chrono de 4 s 75, Dequoy mise sur la vitesse parmi ses armes de prédilection.

« Compte tenu des conditions, je suis content de mon temps, mais c’est possible de faire mieux. On a couru dans le vent. J’avais réussi un temps de 4 s 42 à l’entraînement dans des conditions optimales et j’avais hâte de courir un 40 verges pour valider, mais le vent a faussé les données. »

Maciocia prône un changement de format

Danny Maciocia souhaite que le format du Défi Est-Ouest soit revu et corrigé.

« Il y a de plus en plus d’intervenants qui réalisent que le format pose un problème, a déclaré l’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal. Je ne comprends pas la pertinence d’inviter les joueurs qui sont admissibles au repêchage de la LCF seulement l’année suivante. On devrait inviter les seniors (4e année), et non les juniors (3e année) comme ça se fait aux États-Unis. »

Maciocia a déjà une bonne idée de ce à quoi devrait ressembler cet événement qu’il souhaite conserver.

« On devrait jumeler le Défi Est-Ouest au camp d’évaluation de la LCF, qui se déroule en mars, a-t-il expliqué. On pourrait tenir l’événement en janvier en Floride, où tous les directeurs-gérants de la LCF seraient présents, alors qu’il n’y en a pas un ici depuis plusieurs années. En tenant l’événement en janvier, une semaine avant le East–West Shrine Game qui se déroule à St. Petersburg, je suis convaincu que la moitié des recruteurs de la NFL seraient aussi présents puisque ça fait partie de leur calendrier de recrutement et qu’ils seraient déjà sur place. »

Financement

Comment financer un tel projet ? « Avec les sommes utilisées pour la présentation du camp national et du Défi Est-Ouest, a-t-il indiqué. Il pourrait s’agir d’un moment de formation pour les entraîneurs universitaires, qui pourraient travailler conjointement avec leurs collègues de la LCF. Les coachs de la LCF pourraient se faire une opinion claire sur les joueurs admissibles au repêchage en les côtoyant quotidiennement pendant une semaine. Le match pourrait être télévisé et ça deviendrait une belle vitrine pour la LCF et U Sports. »

Pour les joueurs de troisième année (juniors) qui participent dans la formule actuelle au Défi Est-Ouest, Maciocia suggère que chacune des quatre conférences au pays tienne un camp d’évaluation.