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Les X-Games dans sa mire

Les X-Games dans sa mire
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

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Même si ses traitements de chimiothérapie se terminent à la fin de juin, Maxence Parrot s’est fixé l’objectif de prendre part aux prochains X-Games, qui seront présentés le 31 août en Norvège.

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« Depuis que j’ai appris la date de la compétition, c’est devenu une grande motivation pour moi, a souligné Parrot. Je ne vois pas la possibilité de ne pas y participer dans ma tête. 

« Je vais tout faire pour y aller. Je ne veux pas seulement y aller pour participer, mais pour gagner. Je sais que je m’en mets gros sur les épaules, mais mon médecin sait que je souhaite revenir sur la piste le plus rapidement possible. »

Une tâche colossale l’attend s’il souhaite prendre part à cette compétition. Après ses traitements, le multiple médaillé aux X-Games doit regagner sa condition physique dans un délai très court.

« Je ne sais pas si c’est réaliste ou pas, a ajouté le planchiste de 24 ans. Ce qui m’inquiète, c’est mon niveau d’énergie. Il y a des patients qui ont eu le même cancer que moi et qui ont mis deux ans avant de le regagner au complet.

Moi, je veux le faire en deux mois. Je sais que mes entraînements estivaux seront beaucoup plus rigoureux cette année et mes entraîneurs sont derrière moi dans ce processus. »

Pente à remonter

Au cours de l’hiver, Parrot a été en mesure de se rendre à Whistler à quelques reprises. Il a été capable de faire quelques descentes, mais non sans peine.

« Je devais m’arrêter quelques fois pour reprendre mon souffle, a précisé l’olympien. Mon cardio ne fait que dégringoler depuis le début des traitements, et ce, malgré un entraînement régulier au gymnase.

Ce que je fais, c’est l’équivalent d’un échauffement avant mes compétitions. J’ai aussi fait quelques petits sauts, mais mes jambes étaient mortes en arrivant en bas de la piste. Je vais en avoir beaucoup à rattraper. »

Parrot a toujours été un battant. Il le prouve encore une fois dans sa lutte contre le cancer. Il ne faut donc pas parier contre lui lorsqu’il parle d’un retour à la compétition après un camp intensif de deux mois. Tout est possible.