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Tramway de Québec: François Legault joue une «chicken game», selon Accès Transports viables

Tramway de Québec: François Legault joue une «chicken game», selon Accès Transports viables
Photo courtoisie, Ville de Québec

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Le premier ministre, qui se présentait pourtant comme un «deal maker», joue une «chicken game», nuisible pour le projet de réseau structurant de la Ville de Québec, selon Accès Transports viables.   

Le directeur général de l’organisme qui fait la promotion des transports durables, Étienne Grandmont, a réagi devant le énième retournement de situation dans le dossier du financement du réseau structurant. Le premier ministre, François Legault, a remis en cause le projet et évoqué qu’on pourrait devoir le réduire si Ottawa ne modifie pas ses critères de financement.  

Pour M. Grandmont, M. Legault «joue gros» dans son bras de fer avec Ottawa. «Ça ressemble à une “chicken game”. Qui va pousser plus loin pour essayer de faire plier l’autre? On se bat avec le projet lui-même, avec sa réalisation. Je ne trouve pas que c’est une bonne façon de négocier. On n’est pas dans une négociation gagnant-gagnant.»   

Il exhorte François Legault à changer sa façon de faire. «Le premier ministre Legault et son administration doivent faire la démonstration qu’ils sont capables de “closer” un “deal” avec le gouvernement fédéral», a lancé M. Grandmont. «C’est supposé être un “deal maker”, M. Legault. Il s’est présenté comme ça, qu’il était capable de “closer” des “deals”. Ben qu’il close le “deal” avec le fédéral. C’est le temps de montrer qu’il est capable de livrer la marchandise.» Un plan B réduit est selon lui «complètement inacceptable».  

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Il trouve «hallucinant» que le projet de Québec fasse les frais d’une guerre fédérale-provinciale alors que la même semaine, les caquistes annoncent le prolongement du Réseau électrique métropolitain alors qu’«il n’y a personne qui a demandé ça.»  

«On a déjà joué dans ce film-là. On ne veut pas revivre l’épisode du SRB. On ne veut pas laisser passer le projet. On a fait la démonstration que le projet est bon», a-t-il martelé.   

Selon lui, il répond en tous points aux besoins exprimés en consultations publiques par les citoyens. «Il regroupe la somme de toutes les bonnes idées qu’on a eues à Québec en transport collectif depuis 30 ans au Québec.»  

Il poursuit en rappelant que l’appui de la population a été maintes fois réaffirmé et que plusieurs groupes ont récemment plaidé en faveur de la réalisation du projet. 

«Totalement inacceptable»

C’est le cas aussi du Conseil régional de l’environnement. Son directeur général, Alexandre Turgeon, estime que «l’intervention de M. Legault, aujourd’hui, est totalement inacceptable. Il y a 17 projets à Montréal qui sont confirmés et qui ne font l’objet d’aucune condition, d'aucune négociation. Ces dossiers-là avancent même s’ils sont moins avancés techniquement que le projet de Québec. Le gouvernement du Québec doit confirmer son engagement et permettre au projet d’aller de l’avant.» 

Il croit comme M. Grandmont qu’un plan B n’est pas envisageable. Si on n'en réalise qu’une partie, on ne dispose plus d’un réseau qui change la face du transport collectif à Québec, plaide-t-il. «Ça voudrait dire abandonner les banlieues et moins bien desservir la périphérie.» 

– Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée