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Après la rougeole, les oreillons

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 Après l'éclosion de rougeole, les États-Unis sont maintenant aux prises avec une explosion de cas d’oreillons.  

 En date du 26 avril, plus de 700 cas avaient déjà été répertoriés depuis le début de l'année, et, seulement au mois d’avril, plus de 300 signalements ont été faits.   

 L’explosion de cas d’oreillons touche actuellement 41 États ainsi que le district de Columbia.   

 Depuis la mise en place du vaccin à double dose en 1989, le nombre d'infections a pu être réduit de 99%. La tendance anti-vaccins ne serait pas étrangère à cette recrudescence, selon certains experts.   

 En 2018, plus de 2000 cas d’oreillons ont été rapportés aux États-Unis.   

 «C’est beaucoup et pas beaucoup en même temps, a commenté le microbiologiste Karl Weiss, en entrevue à l’émission Dumont. C’est beaucoup parce que les oreillons, on n’en voyait quasiment plus.» Heureusement, le Canada ne vit pas d'éclosion de ce type. «On a vu ici quelques cas anecdotiques, mais tout de même significatifs parce qu'on en voyait zéro auparavant.»   

 Il s'agit cependant d'un nouvel indice de la régression de la vaccination. «Ça nous indique, encore une fois, que la couverture vaccinale commence à se relâcher ici et là», a poursuivi le spécialiste, qui rappelle que la protection fait partie du vaccin contre la rougeole dont on a tant parlé dans les dernières semaines, le RRO (pour rubéole, rougeole et oreillons). 

 Description et symptômes  

 Les oreillons sont une maladie contagieuse causée par un virus qui entraîne l'inflammation des glandes salivaires.   

 La maladie se manifeste d’abord par une fièvre légère qui dure un ou deux jours. Apparaissent ensuite les symptômes suivants:   

 -Enflure des glandes salivaires situées près de la mâchoire, devant les oreilles. «En résumé, vous avez l'air de Bugs Bunny. Vous avez l'air d'un lapin avec les joues gonflées», illustre avec humour le microbiologiste Karl Weiss.   

 -Douleur à un ou aux deux côtés de la mâchoire, ou aux oreilles.   

 De 12 à 25 jours peuvent s’écouler entre l’exposition au virus et l'apparition des symptômes.   

 «Ce n'est pas une maladie très sévère. C'est pénible parce que ça fait mal», indique M. Weiss. Les conséquences ne sont pas à négliger, avertit-il toutefois, «surtout en termes de fertilité, autant pour les hommes que pour les femmes».   

 Par ailleurs, comme il s'agit d'une infection devenue rare, les médecins ont beaucoup plus de mal à en faire le diagnostic.   

  Source: quebec.ca/sante/problemes-de-sante/a-z/oreillons/