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Enquête sur le partage de photos et d'informations sur la petite martyre de Granby

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Depuis la semaine dernière, les réseaux sociaux sont envahis de messages et de témoignages concernant la mort tragique de la petite martyre de 7 ans, à Granby. Les policiers réitèrent aux internautes qu'ils doivent être très prudents sur l'information et les photos qu'ils publient.

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La Sûreté du Québec (SQ) a ouvert une enquête à la suite du partage d'une photo de la petite dans son cercueil il y a quelques jours. 

Rappelons qu'une ordonnance de la Cour empêche de dévoiler toute information ou photo permettant d'identifier la petite victime. 

«Des démarches sont en cours afin d'entrer en communication avec les gens qui contreviennent à l'ordonnance pour qu'ils s'y conforment immédiatement», a expliqué Stéphane Tremblay, porte-parole de la SQ. 

«Nous invitons les gens à respecter l'ordonnance et à retirer toute photo identifiant la victime. Les citoyens qui continuent à publier celles-ci pourraient s'exposer à des accusations», a poursuivi l’agent Tremblay. 

L'article 486.5 du Code criminel interdit la publication d'informations qui permettraient de mener à l'identification de victimes ou de témoins. Cette ordonnance ne s'applique pas qu'aux médias, mais également au public. 

De son côté, l'article 11.2.1 de la Loi sur la protection de la jeunesse est clair: «nul ne peut publier ou diffuser une information permettant d'identifier un enfant ou ses parents». 

Un des objectifs est de protéger la fratrie. 

Les personnes qui continuent de partager des informations ou des photos permettant d'identifier la fillette ou ses proches et qui ne les retirent pas des réseaux sociaux s'exposent à des accusations criminelles. 

Les gens qui ne respectent pas l'interdit de publication s'exposent à une amende de 5000 $ ou, encore, à une peine d'emprisonnement de six mois.