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Guillaume Boivin au 102e Tour d’Italie

Le cycliste québécois de 29 ans en sera à une 2e participation au GIRO avec sa formation israélienne

Pour la 2e fois de sa carrière, le Québécois Guillaume Boivin sera au départ du prestigieux Tour d’Italie samedi, à Bologne.
Photo courtoisie Pour la 2e fois de sa carrière, le Québécois Guillaume Boivin sera au départ du prestigieux Tour d’Italie samedi, à Bologne.

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Pour une deuxième année consécutive, le Québécois Guillaume Boivin sera au départ du Tour d’Italie qui s’élancera samedi à Bologne, dans le nord du pays.

La 102e édition du GIRO prendra fin le 2 juin à Vérone après 21 étapes et 3518 kilomètres.

L’an dernier, l’homme d’affaires québécois et patron de la formation Israel Cycling Academy, Sylvan Adams, avait réussi un tour de force en accueillant le départ du Tour d’Italie dans la ville sainte, une première historique.

Après une belle performance, la formation de Boivin a de nouveau été invitée cette année, une situation qui fait évidemment plaisir à l’ancien champion canadien qui a grandi au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Si tout va bien, Boivin fêtera ses 30 ans en course, le 25 mai prochain. Il s’agira du 4e grand tour de sa carrière. Seul le Tour de France lui échappe.

Fébrile

« Je pense que l’organisation était assez satisfaite pour nous inviter encore. Nous l’avons appris en janvier et ce n’était pas nécessairement prévu à mon calendrier, mais j’ai demandé à l’équipe si je pouvais y aller. Je suis très content », a mentionné le cycliste à quelques heures d’un prologue particulièrement difficile.

Récemment, Guillaume Boivin a terminé au 2e rang du Tour de Castille-et-León, en Espagne, une course remportée par son coéquipier Davide Cimolai. L’Italien de 29 ans sera l’un des chefs de file de l’équipe pour les trois prochaines semaines.

« Cette année, nous sommes plus forts et dans les étapes de sprint, je pense qu’on a une carte à jouer avec Cimolai », précise Boivin.

Après avoir été coéquipier de Peter Sagan chez Cannondale, Boivin a quitté le circuit World Tour en 2015, mais la décision de joindre Israel Cycling Academy continue de lui sourire. L’équipe a d’ailleurs posé sa candidature pour accéder au grand circuit.

« On entend souvent des idées de grandeur chez les équipes, mais eux l’ont fait. Sylvan Adams travaille toujours très fort pour atteindre les objectifs qu’il a en tête. Nous sommes chanceux. »

Des surprises

Après la présentation des coureurs, Boivin sentait l’excitation monter d’un cran vendredi. Depuis quelques années, le GIRO est souvent plus palpitant à suivre que le Tour de France, parfois trop contrôlé. En Italie, les parcours incroyables font du dégât et les surprises sont nombreuses.

« J’arrive en meilleure forme que l’an dernier. Je suis confiant et plus excité que nerveux. Déjà dimanche, on rentre dans le vif du sujet. Pour moi, ce sera les douze premières étapes et ensuite, de la survie ! J’ai hâte. »

En 2018, la course a été remportée par Chris Froome, absent cette année, qui avait devancé de 46 secondes le vainqueur de l’année précédente, Tom Dumoulin.

Pour la victoire finale, Guillaume Boivin croit aux chances du Slovène Primoz Roglic, de l’équipe Jumbo-Visma.

Boivin sera le seul canadien au départ. Hugo Houle et Mike Woods se préparent pour le Tour de France alors qu’Antoine Duchesne soigne une blessure.