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Jack Stern a trouvé la bonne chaise

L’ancien entraîneur des gardiens de l’Impact est heureux à Cincinnati

Jack Stern
Photo dave Lévesque L’entraîneur des gardiens du FC Cincinnati, Jack Stern, a admis être fébrile à l’idée d’affronter l’Impact

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CINCINNATI | C’est avec un large sourire et une poignée de main chaleureuse et sincère que Jack Stern a accueilli les quelques représentants des médias montréalais qui se sont rendus au centre d’entraînement du FC Cincinnati, vendredi matin.

Le grand gaillard qui est, rappelons-le, Britannique a tenu à faire l’entrevue en français, lui qui est marié à une Montréalaise francophone.

À 31 ans, l’entraîneur des gardiens de but du FC Cincinnati a trouvé une chaise qui lui convient l’an dernier après avoir passé cinq ans dans le giron de l’Impact, dont la saison 2017 comme entraîneur des gardiens de la première équipe.

« On a eu beaucoup de succès l’an passé et ç’a été vraiment spécial d’être impliqué dans la transition vers la MLS. C’est une belle expérience professionnelle qui m’a permis de grandir et je suis bien ici. »

Sensation spéciale

Stern, qui est franchement sympathique, ne cache pas qu’il était fébrile à l’idée d’affronter l’Impact et que cette date était encerclée dans son calendrier depuis longtemps.

« C’est une sensation spéciale de jouer contre l’Impact pour la première fois. J’y ai encore beaucoup d’amis et c’est un club qui a une place spéciale dans mon cœur. »

Un match, ça reste du business selon Stern, mais les circonstances font que tout est plus particulier.

« C’est une semaine qui s’annonçait déjà spéciale, et dans le contexte ça l’est encore plus, et je suis fier de Yoann [Damet]. Il faut rester calme parce que ce n’est qu’un autre match et on doit rester concentrés sur nous malgré les émotions. »

Stern, qui a dirigé Evan Bush pendant une saison, admet avoir trouvé difficile de faire un rapport sur son ancien protégé.

« Quand je le faisais, j’ai texté Evan pour lui dire que c’était difficile, a admis Stern. C’est un ami, on reste proches et on a mangé ensemble jeudi soir.

J’espère que ça ne sera pas trop dur pour Evan, mais je souhaite qu’on puisse marquer contre lui. »

Bush, bon joueur, a avancé que même si son ancien entraîneur sait tout sur lui, il aurait de petites surprises.

« Je peux dévoiler toutes mes faiblesses. J’ai joué assez de matchs que si les gens ne les ont pas encore identifiées, ils ne font peut-être pas le poids.

Mais pour être juste, mon jeu a beaucoup changé depuis 18 mois, dans la façon dont j’approche les matchs et dont je les joue. »

Contexte difficile

Pour en revenir à la première saison en MLS du FC Cincinnati, Stern reconnaît que ça n’a pas été facile sous les ordres d’Alan Koch, que Yoann Damet remplace sur une base intérimaire depuis mardi.

« Je ne veux pas trop en dire sur le passé, mais je pense que c’est positif pour cette équipe, on sent l’amélioration de l’ambiance dans le vestiaire et au centre d’entraînement », a-t-il avancé au même moment où on entendait une clameur provenant du vestiaire.

On sentait que Stern marchait sur des œufs et ne voulait pas commettre d’impair.

« C’est peut-être mieux de le dire en français, je vais moins parler », a-t-il dit avant de poursuivre en anglais.

« On était peut-être rendus à un point où nous avions besoin d’un changement positif, et tout le monde sentait qu’on ne pouvait plus avancer dans les circonstances qui prévalaient. »