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Dix fois bonne fête maman

Une mère a donné beaucoup de temps pour que ses enfants puissent faire du sport, parfois de haut niveau

Famille Germain
Photo courtoisie Clémence Côté et Louis Germain posent avec leurs 10 enfants à Noël 2016. Dans la rangée du haut, il y a Vincent, Geneviève, Katy, Isabelle, Louis (le père), Annie, Émilie et Jenny. Dans la rangée du bas, on voit Clémence (la mère), Yan, Cédric et Pascal.

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VAL-D’OR | Une femme de l’Abitibi qui a eu 10 enfants peut se targuer d’être l’heureuse mère de grands sportifs, dont certains ont évolué avec des équipes de haut calibre.

Clémence Côté passera une belle journée de la fête des Mères, puisque ses six filles et quatre garçons, nés entre 1983 et 1999, penseront à elle et seront reconnaissants pour tout ce qu’elle a fait pour eux.

La mère de 57 ans a couru pendant des années les arénas, les gymnases et les différents terrains extérieurs, car ses 10 enfants ont pratiqué un sport au primaire et au secondaire.

Katy
Photo courtoisie, Bishop’s Athletics
Katy

Certains ont même poursuivi leur carrière sportive à un plus haut niveau, comme Katy qui a porté les couleurs de l’équipe de basketball de l’Université Bishop’s à Sherbrooke. Elle a même joué professionnellement en Allemagne.

Vincent a disputé quelques rencontres dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec les Foreurs de Val-d’Or, tandis qu’Annie est présentement une attaquante de l’équipe de hockey féminin des Carabins de l’Université de Montréal.

Annie
Photo courtoisie
Annie

Bienfaits de l’activité physique

« Je voulais qu’ils fassent du sport parce qu’il y a beaucoup de bienfaits à l’activité physique », a indiqué Mme Côté, qui plus jeune, s’adonnait au volleyball.

Avant la naissance de sa première fille, Isabelle, la femme ne pensait pas avoir des bébés. Puis, elle a eu son fils Yan en 1983 et ensuite Katy en 1985.

C’est après la naissance de Katy qu’elle a décidé de quitter son emploi dans une épicerie pour se consacrer à l’éducation de ses enfants.

« Je ne voulais pas qu’ils soient élevés par quelqu’un d’autre », se souvient-elle.

Émilie
Photo courtoisie
Émilie

Mais pourquoi en avoir eu 10 ?

« Une fois plongée là-dedans, tu ne le réalises pas vraiment que tu es rendue à 10 », dit-elle à la blague.

Sévère et strict

Avec 10 jeunes à s’occuper pendant que son mari travaillait pour le gouvernement, Mme Côté reconnaît qu’elle a beaucoup cuisiné, en plus d’avoir fait une quantité phénoménale de brassées de lavage.

« Elle avait un côté sévère et strict par moment, mais elle était dotée d’une incroyable générosité », a souligné l’une de ses filles, Annie, 22 ans.

Yan se souvient que sa mère prenait une marche tous les jours lorsque son père revenait du travail. « C’était sa façon à elle de prendre du temps pour elle » dit l’homme de 35 ans qui a déjà joué au hockey.

La quinquagénaire se souvient que ses années passées à la maison n’étaient pas toujours bien vues.

Pas valorisé

« Ce n’était pas valorisé qu’une femme reste à la maison pour élever ses enfants, a-t-elle déploré. Aujourd’hui, ma valorisation provient du fait que mes 10 enfants sont bien élevés et qu’ils vont tous très bien. »

Aujourd’hui, Clémence Côté sait qu’elle passera une partie de la journée au téléphone à jaser avec sa progéniture qui est maintenant éparpillée un peu partout à travers le Québec et en Colombie-Britannique, où vit Katy.

« Ma famille est ma plus grande fierté », lance Mme Côté.