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En mode lecture: la tempête de Shakespeare revisitée

<i>Graine de sorcière</i></br>
Margaret Atwood</br>
Aux Éditions Robert Laffont, 360 pages
Photo courtoisie Graine de sorcière
Margaret Atwood
Aux Éditions Robert Laffont, 360 pages

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Juste à temps pour la fête des Mères, un nouveau Margaret Atwood envoûtant.

Pour souligner le 400e anniversaire de la mort de William Shakespeare, la maison d’édition britannique Hogarth Press a approché plusieurs écrivains pour leur demander de réécrire en prose certaines de ses pièces les plus célèbres. C’est donc comme ça que Jo Nesbø a récemment été amené à reprendre Macbeth dans l’excellent polar du même nom, que Tracy Chevalier a décidé de nous offrir une fascinante transposition d’Othello avec Le nouveau ou que Margaret Atwood a été tentée de revisiter La tempête à sa façon dans Graine de sorcière.

Une histoire de vengeance

Felix Phillips a longtemps été le directeur artistique du Festival de Makeshiweg, l’un des festivals de théâtre les plus populaires du pays. Car peu importe la pièce qu’il mettait en scène, il trouvait toujours le moyen d’y ajouter magie ou fantaisie. Malheureusement pour lui, un de ses très proches collaborateurs (ce salopard sournois de Tony Price) n’a pas hésité à manigancer dans son dos ; et alors qu’il s’apprêtait à monter La tempête de Shakespeare, Felix a été remercié sans le moindre préavis. Un coup aussi dur que bas qui, depuis déjà 12 ans, le pousse à chercher un moyen de se venger.

Finalement, c’est en se résignant à accepter un poste de prof dans le centre pénitentiaire de Fletcher, où il fondera sa propre petite troupe de théâtre, qu’il trouvera peut-être une façon d’y parvenir...

Si on a mis un peu de temps à entrer dans l’histoire, on n’a pas tardé à en apprécier chaque ligne, Margaret Atwood nous réservant une étonnante vengeance.

Frissons garantis

L’usurpateur

<i>L’usurpateur</i></br>
Jørn Lier Horst</br>
Aux Éditions Gallimard, 448 pages
Photo courtoisie
L’usurpateur
Jørn Lier Horst
Aux Éditions Gallimard, 448 pages

En Norvège, la série mettant en vedette l’inspecteur William Wisting compte déjà une bonne douzaine de romans. Mais ici, il nous en reste encore pas mal à découvrir, L’usurpateur n’étant que le troisième titre de cette série à avoir été traduit en français. Cela dit, il nous permet d’entrer immédiatement dans le vif du sujet : Viggo Hansen, 61 ans, a été retrouvé mort dans son salon, devant une télé allumée. Encore plus affligeant, il s’est écoulé pas moins de quatre mois entre le moment de son décès et celui où, en raison d’une facture impayée, quelqu’un des services publics a enfin fini par se rendre chez lui.

Ayant grandi à moins de 50 mètres de la maison de Viggo, Line Wisting, qui est maintenant journaliste à VG, décidera ainsi de lui consacrer un article pour essayer de comprendre comment il a pu vivre aussi seul. Et pour ce faire, elle comptera bien sûr un peu sur l’aide de son célèbre papa, les morts inexpliquées entraînant toujours l’ouverture d’une enquête. Le hic ? Wisting père sera surtout préoccupé par une tout autre affaire : le meurtre d’un inconnu ayant sur lui une brochure religieuse portant les empreintes d’un tueur en série américain activement recherché depuis 20 ans.

Un polar de facture classique qui se déroule à quelques jours de Noël, alors qu’il fait -15 et que la neige n’arrête pas de tomber.

À lire aussi cette semaine

Art et décès

Sophie Hénaff, aux Éditions Albin Michel, 320 pages
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Sophie Hénaff, aux Éditions Albin Michel, 320 pages

Si on a envie d’un polar qui va nous faire sourire d’un bout à l’autre, inutile de chercher davantage. Ce troisième opus de la série mettant en vedette la commissaire Anne Capestan a en effet tout ce qu’il faut pour nous réjouir : un meurtre (celui d’un réalisateur de cinéma), une suspecte (une célèbre romancière qui a déjà été capitaine de police) et la joyeuse bande de flics dirigée par Capestan pour mener l’enquête tant bien que mal.

Couleurs de l’incendie

Pierre Lemaitre, Le livre de poche, 544 pages
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Pierre Lemaitre, Le livre de poche, 544 pages

Pas besoin d’avoir lu Au revoir là-haut pour apprécier cette suite absolument géniale. Se déroulant dans les années 1930, elle raconte la terrible histoire de Madeleine Péricourt, dont le richissime papa vient de mourir. Car tel que tout le monde le sait, un malheur n’arrive jamais seul et dans le temps de le dire, Madeleine se retrouvera sans le sou. L’an dernier, ce roman a été l’un de nos plus gros coups de cœur.

Marlène Dietrich – La scandaleuse de Berlin

Jean-Paul Bled, aux Éditions Perrin, 352 pages
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Jean-Paul Bled, aux Éditions Perrin, 352 pages

Elle a tourné dans un nombre presque incalculable de films, s’est farouchement opposée au régime nazi, a eu plusieurs relations passionnées, a chanté pendant des années dans les casinos de Las Vegas avec le pianiste Burt Bacharach... Rédigée par un spécialiste de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie, cette biographie nous permet d’en savoir encore plus sur Marlène Dietrich.

Le potager en pot

Bertrand Dumont, aux Éditions MultiMondes, 288 pages
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Bertrand Dumont, aux Éditions MultiMondes, 288 pages

Grâce à ce guide, on découvrira qu’il est possible de planter à peu près tout ce qu’on veut dans un pot, dont le diamètre et la profondeur seront chaque fois précisés. Alors même si on vit en appartement, on pourra bientôt faire pousser tomates, pak-choïs, panais, aubergines, brocoli, radis, concombres, oignons, poivrons, roquette, coriandre et ciboulette.