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Les «Avengers», du cinéma à la Bourse

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Question : Les Avengers battent des records d’assistance. Comment peut-on en profiter ?


Réponse : En investissant dans Disney ! Douze jours après sa sortie, Avengers : Endgame avait amassé des recettes de 2,2 milliards $ US. Le Hollywood Reporter rapportait en début de semaine que le film allait contribuer pour environ 0,12 $ l’action aux revenus totaux de Disney en 2019. C’est impressionnant pour un seul film, même si les attentes de revenus tournent autour de 6,79 $ US par action pour 2019.

Disney est un pilier des affaires et de la culture américaine. On enseigne son modèle dans les écoles de gestion depuis toujours. The House of the Mouse fut fondée en 1923 par les frères Walt et Roy Disney, alors que le cinéma était encore muet !

The Walt Disney Company est un conglomérat qui incarne le concept d’intégration verticale. Disney produit des films et encaisse grâce à leur diffusion et aux produits dérivés. Disney contrôle plusieurs réseaux et chaînes télé, dont ABC, ESPN, FX, A+E (à 50 % avec Hearst), History et National Geographic, des parcs d’attraction en Californie, en Floride, à Shanghai, à Paris, à Tokyo, à Hong Kong, une agence de croisières, des clubs vacances, une vingtaine d’hôtels (22 000 chambres), des terrains de camping (800 emplacements), une maison de disques, une agence de spectacles (à Broadway ou dans les arénas avec Disney On Ice), un éditeur de livres, un autre de jeux de société ou vidéo, des magasins, et, évidemment, plusieurs studios hollywoodiens, comme Pixar, Marvel, Lucasfilm, 20th Century Fox et Fox Searchlight.

ESPN possède 30 % du réseau canadien CTV (et Réseau des Sports). Sur le câble, ESPN compte 243 millions d’abonnés dans le monde, Disney Channel en a 314 millions. L’entreprise contrôle des icônes de la culture comme les Simpsons, Star Wars, Marvel (la franchise de 19 films a généré des revenus de 18,6 G$ US) et un impressionnant catalogue de classiques du cinéma.

Toutes ces filiales, souvent acquises à fort prix, contribuent au chiffre d’affaires de 59,4 G$ US. La compagnie affiche des actifs de 98,6 G$ US et compte 201 000 employés.

La prochaine étape

Disney canalise une fortune dans son expansion numérique, avec l’annonce récente de Disney+, un concurrent direct de Netflix, mais « familial ». Disney possède aussi 30 % du concurrent traditionnel de Netflix, Hulu, avec Comcast et Warner, ainsi que ESPN+, qui a 2 millions d’abonnés.

Disney+ ne sera rentable que si le service recrute plus de sept millions d’abonnés (Hulu en a 28 millions et Netflix 154 millions) à un prix d’entrée mensuel agressif de 6,99 $ US (14,99 $ US chez Netflix). Disney veut de 60 à 90 millions d’abonnés d’ici 2024 ! Rien qu’en 2020, elle canalisera 1 G$ US en contenus pour Disney+.

L’action a quadruplé depuis 2010 et grimpé de 4 % depuis un an. Le cours/bénéfice se situe à un timide 18,32 (celui de Netflix est de 128,18). Le dividende offre 1,28 %. Le PEG 5 ans (Thompson Reuters) est de 4,72. Ses revenus sont robustes, stables, diversifiés, prévisibles. Que dire de plus ?


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