/weekend
Navigation

Ludovic Alarie: dans la cour des grands

Ludovic Alarie
Photo courtoisie, Brian Virostek À seulement 26 ans, Ludovic Alarie sort son troisième album solo.

Coup d'oeil sur cet article

Le nom de Ludovic Alarie n’est peut-être pas encore très connu du grand public. Mais à 26 ans seulement, l’auteur-compositeur québécois lance un troisième album solo qui a notamment bénéficié du travail de Warren Spicer (Plants and Animals), Simone Pace (Blonde Redhead), Adèle Trottier-Rivard (Louis-Jean Cormier) et Mishka Stein (Patrick Watson). Le Journal s’est entretenu avec lui.

Comment est arrivée la collaboration avec Simone Pace ?

« C’est un ami d’ami d’ami (rires). Je lui ai envoyé mon dernier album et je lui ai demandé si ça le tentait d’enregistrer le prochain. Il a dit oui. Ça s’est fait aussi facilement que ça. Il habite à New York et on a communiqué par courriel au début. Quand il est venu en studio, c’était la première fois qu’on se rencontrait. C’était assez spécial de se rencontrer et de jouer cinq minutes après ensemble, et d’enregistrer ça. C’est cool parce qu’on a pu capter sur l’album ce premier échange-là. »

Que voulais-tu qui se dégage de ce troisième album ?

« Je voulais m’éloigner un peu du son folk de mon dernier disque. Ç’a bien tombé puisque Warren [Spicer, le réalisateur] a commencé à travailler avec des drum machines et des synthétiseurs. On a décidé de s’éloigner de la guitare acoustique. Ça s’est fait très naturellement. »

Pourquoi avoir choisi le titre we’re a dream noboby wrote down pour l’album ?

« C’est le titre de la première pièce. Les paroles pour l’album ont vraiment été faites après que les pièces ont été composées. Les paroles se sont adaptées à la musique. Ce que la musique m’évoquait, c’est vraiment quelque chose de nostalgique. C’est là que m’est venu le titre. C’est une espèce de souvenir qu’on a de la difficulté à se rappeler, mais qu’on veut retrouver. »

Ce disque est déjà ton troisième album solo à seulement 26 ans. Peut-on dire que tu es un vétéran du milieu ?

« Je ne sais pas, je suis quand même encore jeune (rires) ! Ce que j’aime le plus, c’est de faire des albums. Je ne fais généralement pas beaucoup de spectacles. J’aime plus être dans la création. C’est pour ça que je suis déjà rendu à mon troisième album. »

Ton album sortira sur ta propre étiquette de disques, chouchou records, mais aussi sur celle de Blonde Redhead, Asa Wa Kuru, aux États-Unis. Qu’est-il prévu pour toi au sud de la frontière ?

« Je vais aller faire quatre premières parties avec eux en juin, aux États-Unis. Ce sera la première fois que j’irai jouer là-bas. Ce sera donc un nouveau public, de nouvelles salles. Ce sera super intéressant. Je vais faire le même spectacle qu’ici, avec des chansons anglophones et francophones. Le public est assez réceptif là-bas, même si tu chantes en français. »

Y a-t-il des projets pour la France ?

« Pas pour l’instant. J’y étais déjà allé avec mon groupe The Loodies, en 2012 ou 2013. On avait fait une trentaine de dates là-bas en Allemagne et en Suisse. Mais depuis, je ne suis pas sorti du Canada. [...] Pour les concerts, j’aimerais en faire un ou deux à Montréal et que ce soit un événement artistique réfléchi. Je voudrais développer quelque chose d’unique au lieu de faire beaucoup de spectacles. »

Pourquoi as-tu voulu lancer ta propre étiquette ?

« Avec Tasia Bachir, on a fondé chouchou records en septembre dernier pour faire de la promotion de façon artistique. On veut essayer de développer une identité forte, qui entoure la musique. Au lieu de simplement sortir un disque compact, il y a un “zine-album” qui est offert avec un livret de 36 pages. »


Le troisième album de Ludovic Alarie, we’re a dream nobody wrote down, est sur le marché. Pour les détails : facebook.com/ludovicalarie.

Sur le même sujet