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Jeffrey Piton: un «feel good» album

Jeffrey Piton crédit Guillaume Boucher
Photo courtoisie, Guillaume Boucher

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«J’irais à la guerre avec ces chansons-là». Jeffrey Piton l’a souvent répété en entrevue depuis une semaine, au sujet des pièces pop-folk de son second album, Blind, tellement il est fier des mélodies qui sont nées après deux ans de labeur.

Après un premier album en français, Jeffrey Piton, qui a fait La Voix en 2013, bascule dans la langue de Shakespeare. Blind contient sept chansons en anglais, et deux en français.

«Je ne m’étais pas dit qu’il fallait absolument en mettre en français, explique l’auteur-compositeur-interprète. Je fais des tounes dans les deux langues, et les meilleures se retrouvent sur mon album. Au Québec, c’est la place parfaite pour faire ça».

L’album, auquel a collaboré David Laflèche, reçoit un accueil des plus positifs depuis sa sortie il y a une semaine. Non seulement les critiques sont favorables, mais ses deux extraits, On My Own et Panorama, ont eu le soutien des radios.

Et le succès est pleinement mérité. Jeffrey Piton a pris son temps pour aller chercher le meilleur de son talent de mélodiste pour ce feel good album. «Je les ai revirées de bord plusieurs fois en deux ans, ces chansons-là», confie-t-il au bout du fil.

«Je voulais sortir quelque chose dont j’étais fier. Souvent, quand on entre en studio, ça se passe assez rapidement et c’est dur de revenir en arrière quand on a entamé le processus. Mais j’ai fait la moitié du disque dans mon studio à la maison. J’avais de la liberté».

Un autre emploi

Si Jeffrey Piton a pu prendre son temps, c’est entre autres parce qu’il occupe un emploi à temps plein pour lui assurer une «certaine stabilité financière». Un emploi qui lui a permis de ne pas sortir son album à la hâte.

Le chanteur, qui a eu 30 ans cette semaine, n’a aucune gêne à dire qu’il travaille chez un distributeur d’instruments de musique. Le sujet est un peu tabou dans le milieu de la musique, avoue-t-il.

«Je vis très bien avec ça, affirme-t-il. Je sais qu’il y en a que ça gêne de dire qu’ils ont un emploi, mais moi, pas du tout. Il faut vivre aussi.»

Moments difficiles

Après son passage à La Voix il y a six ans, Jeffrey Piton ne cache pas qu’il a vécu des moments difficiles. Il revient sur le sujet avec On My Own, une pièce qui évoque l’importance d’avoir des proches à ses côtés durant les épreuves.

«C’est encore présent sur cet album-là. Je pensais que j’avais fini d’en parler, mais non. Ma copine a été là pour moi. On a eu un petit down et c’est normal. On se retrouve à devoir travailler encore plus fort en sortant de l’émission que si on ne l’avait pas fait», dit-il.

Aujourd’hui, il savoure pleinement les fruits de ses efforts. «Pour moi, c’est juste du bonus ce qui arrive. Je ne me fais pas d’attentes et je suis toujours agréablement surpris.»


♦ Jeffrey Piton sera en spectacle le 23 mai, au Ministère, à Montréal, et le 10 octobre, au Palais Montcalm, à Québec. L’album Blind est sur le marché maintenant.