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Diane Keaton chez les meneuses de claque

Dans «Poms: La grande compétition», l’actrice de 73 ans fait étalage de son talent

Des meneuses de claque dirigées par Diane Keaton participent à une compétition dans <i>Poms : La grande compétition</i>.
Photo courtoisie, Les films Séville Des meneuses de claque dirigées par Diane Keaton participent à une compétition dans Poms : La grande compétition.

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Des meneuses de claque du troisième âge ? Pourquoi pas ! Avec Poms : La grande compétition, Diane Keaton prouve qu’aucun rôle n’est à l’épreuve de son charme et de son talent. Et ce, même si le film dans lequel elle l’incarne est sympathique... mais sans plus.

Martha (Diane Keaton) se meurt. Atteinte d’un cancer incurable, elle refuse tout traitement, allant jusqu’à quitter son New York natal dans l’espoir de se payer une fin de vie paisible dans une communauté de retraités en Géorgie. Mais l’amitié qu’elle lie avec ses nouvelles voisines vient réveiller un vieux rêve qui sommeille en elle depuis l’adolescence : connaître son heure de gloire en tant que meneuse de claque (cheerleader).

Bons sentiments

Ce synopsis de quelques lignes suffit à bien cerner Poms : La grande compétition. Comme anticipé, cette nouvelle comédie dramatique ne réinvente certes pas le genre, mais elle offre néanmoins un divertissement léger, et sans grande prétention.

Est-ce qu’on rit aux éclats. Non. Pas une seule fois, même. Pourtant, on sourit fréquemment, en plus de s’attacher à ce groupe de meneuses de claque déterminées à ne pas laisser leur âge, ni leur état de santé, les empêcher d’aller au bout de leurs ambitions.

Des meneuses de claque dirigées par Diane Keaton participent à une compétition dans <i>Poms : La grande compétition</i>.
Photo courtoisie, Les films Séville

Et si Poms : La grande compétition réussit à ce niveau, c’est en majeure partie grâce à l’irrésistible Diane Keaton. L’actrice de 73 ans y est ici fidèle à elle-même, soit franchement attachante et charismatique, même en devant défendre un rôle plutôt unidimensionnel. On se doit également de souligner l’interprétation enjouée livrée par Jacki Weaver, à qui le registre comique sied particulièrement bien.

Alors pourquoi n’accorder que la note de passage à ce film ?

Les bons sentiments abondent, mais jamais le récit ne fait plus que gratter la surface d’un drame sous-jacent pourtant riche en possibilités narratives.

Manque d’émotion sincère

Car bien que la cinéaste britannique Zara Hayes tente d’insuffler à sa toute première fiction un sous-texte dramatique par le biais de la maladie que combat son personnage principal, elle ne parvient pratiquement jamais à offrir des moments d’émotion sincères. Refusant vraisemblablement d’explorer des zones plus sensibles, humaines, ou encore touchantes mises à sa portée par son scénario, elle relaie l’état de santé de son héroïne au second rang, sa condition médicale devenant souvent accessoire, voire factice.

Des meneuses de claque dirigées par Diane Keaton participent à une compétition dans <i>Poms : La grande compétition</i>.
Photo courtoisie, Les films Séville

Et c’est dommage. Car non, Poms : La grande compétition n’est pas un mauvais film. Mais on ne peut tout de même s’empêcher de penser à ce qu’il aurait pu être s’il avait reçu un traitement différent. Dans d’autres mains, le résultat aurait probablement pu être supérieur ou, à tout le moins, mémorable. Ainsi, l’œuvre de Zara Hayes divertit durant 90 minutes, mais elle demeure tout de même destinée à quitter l’esprit des cinéphiles quelques minutes seulement après l’arrivée du générique.

Poms : La grande compétition

  • ★★★
  • Un film de Zara Hayes
  • Avec Diane Keaton, Jacki Weaver, Rhea Perlman et Celia Weston