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Enseignement en Ontario: l’herbe n’est pas plus verte chez le voisin

Bloc prof enseignant Rear view of a student or teacher with long brunette hair writing on a blank green blackboard or chalkboard with copyspace
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MONTRÉAL | De plus en plus en plus d’enseignants québécois partent travailler en Ontario, attirés pas un salaire beaucoup plus compétitif, mais plusieurs en reviennent finalement déçus.

Comme au Québec, 20% des professeurs ontariens quittent la profession, cinq ans à peine après être entrés sur le marché du travail.

«Dans ce 20%, il y a beaucoup de Québécois. Les choses ne sont pas mieux en Ontario. On est confronté aux mêmes problèmes qu’au Québec», a expliqué le président de l’Association des enseignants franco-ontariens, Rémi Sabourin, qui était à Montréal ce week-end pour rencontrer les autres leaders syndicaux des associations francophones d’enseignement de partout au Canada.

Pareil partout

Cette rencontre a été l’occasion de constater que toutes les provinces canadiennes sont confrontées à des problèmes semblables en matière d’enseignement. Au manque d’inscriptions en éducation dans les universités s’ajoute le faible taux de rétention des nouveaux diplômés. Celui-ci avoisine les 80% partout au pays, pas seulement dans les deux plus grandes provinces.

La pénurie de professeurs se fait donc sentir d’un océan à l’autre.

«Partout au pays, les gouvernements ont dévalorisé la profession d’enseignant. Il faut nous redonner de l’autonomie pour que les jeunes aient à nouveau envie d’exercer cette belle profession. Sinon nos facultés vont continuer de se vider» a raisonné la présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement, Josée Scalabrini, qui était aussi présente lors de la rencontre interprovinciale.

Meilleur salaire

Reste que si l’environnement de travail n’est pas nécessairement plus attirant de l’autre côté de la rivière des Outaouais, le salaire l’est beaucoup plus. Au cours de sa carrière, un enseignant ontarien gagnera entre 15 000 et 30 000$ de plus qu’un prof québécois avec la même expérience que lui. Le gouvernement Legault s’est déjà engagé à revoir la rémunération des enseignants.

Malgré les suppressions de postes annoncées par le gouvernement Ford, en Ontario, les besoins restent criants dans cette province, particulièrement dans les écoles francophones dans les régions de Toronto et d’Ottawa où le nombre d’élèves explose à cause de l’immigration.