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Situation difficile à comprendre

Le but refusé à l’Impact samedi s’explique mal deux jours plus tard

Orji Okwonkwo a marqué l’unique but de l’Impact dans une défaite de 2 à 1 de la formation montréalaise face au FC Cincinnati.
Photo USA Today Sports Orji Okwonkwo a marqué l’unique but de l’Impact dans une défaite de 2 à 1 de la formation montréalaise face au FC Cincinnati.

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CINCINNATI | L’Impact est reparti de l’Ohio avec l’impression de s’être fait arnaquer par une décision arbitrale très controversée.

Oui, ce but refusé à Maximiliano Urruti, celui qui aura créé l’égalité 1 à 1 en fin de première demie, a fait mal dans ce revers de 2 à 1.

Ce hors-jeu fantôme de Daniel Lovitz a coûté un but au Bleu-blanc-noir dans un moment où une réussite aurait drôlement changé le rythme du match.

Même à tête reposée, il est difficile de comprendre pourquoi l’officiel Joseph Dickerson n’a pas lui-même consulté la reprise vidéo plutôt que de s’en remettre au jugement de son collègue affecté à la vidéo, Sorin Stoica.

Intégrité

Rappelons que dans son point de presse d’après-match, Rémi Garde a souligné que Stoica était originaire de l’Ohio.

Evan Bush, qui vient de la banlieue de Cleveland, a dit connaître Stoica depuis l’école secondaire et il ne doute pas de son intégrité. Le gardien de l’Impact est un homme très droit et l’on peut se fier à sa parole.

Il n’en demeure pas moins qu’il y a quelque chose d’un peu étrange à voir un officiel originaire du même État que l’équipe receveuse du match.

Et comme l’a mentionné Garde après la rencontre, ce n’était pas la première fois qu’une telle situation survenait en Ohio, car un tir de pénalité tardif accordé par un officiel originaire de l’Ohio avait permis au Crew SC de Columbus de l’emporter 3 à 2 contre l’Impact en début de saison 2018.

Sortie importante

L’Impact est loin d’avoir joué un grand match, malgré une bonne seconde demie. Il a surtout été pénalisé par deux moments de flottements défensifs.

Mais ce qui ressort surtout de cette rencontre, c’est la prise de position très forte de Rémi Garde en faveur de ses joueurs.

Il les a qualifiés de héros après avoir joué ce match dans des conditions difficiles puisqu’il survenait à peine 60 heures après la fin du match contre les Red Bulls de New York, mercredi dernier.

Qui plus est, c’était le troisième match en une semaine, le second à l’étranger. Oui, la fatigue était présente.

Cette sortie de Garde risque de galvaniser ses hommes qui, s’ils aimaient déjà jouer pour lui, vont s’arracher le cœur pour cet entraîneur qui les défend bec et ongle dans les moments difficiles.

Calendrier de fou

Sans chercher de raison pour expliquer le manque de constance de cette équipe qui n’a jamais perdu deux matchs de suite, mais qui n’a réussi à remporter deux matchs consécutifs qu’une fois cette saison, il faut avouer que les deux premiers mois du championnat ont été éreintants.

L’Impact a déjà joué dix matchs à l’étranger sur un total de 17 cette saison, en seulement deux mois.

C’est donc dire qu’il n’aura que sept déplacements dans les cinq prochains mois. C’est une bonne nouvelle de savoir que l’essentiel des matchs restants sera joué au stade Saputo, mais ce confort vient à quel prix ?

Les blessures sont nombreuses dans le camp du Bleu-blanc-noir et on ne parle pas uniquement de Nacho Piatti.

Mathieu Choinière, Clément Bayiha, Harry Novillo et Victor Cabrera sont tous sur le carreau pendant que Bacary Sagna, Saphir Taïder et Orji Okwonkwo ne sont pas au sommet de leurs capacités.

Rappelons que l’Impact demeure, avec les Timbers de Portland, l’équipe qui a disputé le plus de matchs à l’étranger, soit dix parties, alors que la plupart des autres formations en ont joué entre cinq et sept.

Difficile

Pour revenir au match, la formation à cinq défenseurs a un peu moins bien fonctionné que lors de la rencontre contre les Red Bulls.

Rudy Camacho, qui avait bien joué contre les Taureaux, a eu beaucoup de difficulté avec la vitesse de Darren Mattocks devant lui.

En attaque, il y a eu des chances, mais il y a encore eu un gros manque de finition qui se répète.

Le pauvre Anthony Jackson-Hamel a sans doute fait quelques mauvais rêves en repensant aux deux occasions en or qu’il a obtenues dans le dernier quart d’heure. Au moins un de ces deux ballons aurait dû finir dans le fond du filet.

Le Bleu-blanc-noir aurait pu mieux tirer son épingle du jeu s’il avait joué comme il l’a fait dans la dernière demi-heure. Que ce soit en raison de la fatigue ou des blessures, l’équipe a une fois de plus manqué de constance, et ça lui a fait mal contre un adversaire qui était manifestement moins fort.

L’Impact jouera son prochain match samedi prochain en accueillant le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.