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24 rosiers détruits par un déneigeur

Un citoyen doit se battre contre la Ville qui refuse de reconnaître les dommages

Un entrepreneur en déneigement embauché par l’arrondissement Rivières-des-Prairies-Pointes-aux-Trembles a détruit 24 des 64 rosiers de Michel Michot, et ce dernier doit se battre pour être dédommagé. Il estime la valeur monétaire de cette perte à environ 1300$.
Photo Agence QMI, Daphnée Hacker B. Un entrepreneur en déneigement embauché par l’arrondissement Rivières-des-Prairies-Pointes-aux-Trembles a détruit 24 des 64 rosiers de Michel Michot, et ce dernier doit se battre pour être dédommagé. Il estime la valeur monétaire de cette perte à environ 1300$.

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Malgré toutes les preuves qu’un déneigeur a bousillé ses rosiers, un couple résidant à Rivière-des-Prairies doit se battre contre l’infernale machine bureaucratique de la Ville de Montréal pour être dédommagé.

Depuis 15 ans, Michel Michot et sa femme entretiennent avec amour leurs 64 rosiers. «On a gagné plusieurs prix d’aménagement paysager, on était très fiers», me raconte M. Michot, nostalgique. Et paf! Toutes ces années de travail minutieux envolées en fumée quand un déneigeur a défoncé leur terrain en janvier dernier.

Et ce n’était pas n’importe quelle compagnie: Groupe TMD. Cet entrepreneur a souffert d’un manque de main-d’œuvre qualifiée et a peiné à déneiger correctement le secteur est de Rivières-des-Prairie cet hiver, au point où la mairesse de l’arrondissement, Caroline Bourgeois, a déclaré qu’une rupture de contrat serait considérée.

Maison des fous

La machine bureaucratique s’en fout pas mal des déneigeurs incompétents et des précieux jardins anéantis. Les citoyens ont 15 jours suivant le jour de l’incident (ou à partir du moment où le dommage est constaté) pour faire une réclamation. Point barre.

Et pourtant, dans le cas de M. Michot, il a fait sa demande le jour même où ses rosiers ont été détruits, à l’aide d’un employé du bureau d’accès Montréal. Puis, aucune nouvelle. J’ai vu le document, et pourtant tout semble avoir été fait dans l’ordre.

C’est parce que son avis de réclamation ne s’est jamais rendu. Lorsqu’il l’a appris, un mois plus tard, il s’est fait dire qu’il avait dépassé le délai légal et qu’on ne pouvait rien faire pour lui.

Même lorsque les citoyens ne se heurtent pas aux complications bureaucratiques, si les dommages sont causés par un sous-traitant de la Ville, cette dernière se décharge de toute responsabilité. Si l’entrepreneur ne s’occupe pas de vous, vous devez le poursuivre.

Sommes-nous surpris? Non. Est-ce aberrant? Oui.

Quand on s’en mêle

Il y a quelques jours, lorsque j’ai rencontré M. Michot et constaté l’ampleur des dégâts, j’ai contacté la Ville centre et l’arrondissement afin d’obtenir leur version des faits. Il a suffi que j’envoie quelques courriels pour que, par magie, les choses bougent. Le Bureau des réclamations a soudainement réalisé que la demande avait été envoyée (il y a trois mois!) dans les délais, l’arrondissement a contacté l’entrepreneur et ce dernier a promis à M. Michot que les dommages seraient réparés.

C’est un dénouement heureux, mais ce n’est pas normal qu’un média doive s’en mêler pour que la Ville traite ses citoyens comme elle le devrait.