/entertainment/comedy
Navigation

Spectacle Sur la table à dessin: Simon Delisle, avec audace et aplomb

Spectacle Sur la table à dessin: Simon Delisle, avec audace et aplomb
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Coup d'oeil sur cet article

L’humoriste Simon Delisle présentera ce vendredi son troisième spectacle, intitulé Sur la table à dessin, où il abordera sans filtre des thèmes souvent mis de côté en humour.

«J’ai affiné ma plume avec le temps, donc là, je me permets d’aller dans des sujets un peu plus sensibles ou plus délicats, que je n’aurais peut-être pas eu l’audace d’aborder avant. Mais là, j’y vais avec beaucoup d’audace et sans demi-mesure», a indiqué d’emblée Simon Delisle.

Diplômé de l’École nationale de l’humour en 2010, l’humoriste a depuis accumulé beaucoup d’expérience, autant en écriture que sur scène ou à titre d’animateur. Il présente ce vendredi un spectacle abouti qu’il a pu roder auparavant sur plusieurs scènes de Montréal et du Québec. Un spectacle qu’il veut laisser comme une signature.

«Même si ça fait assez longtemps que je fais ça, le grand public ne me connaît pas tant que ça. Alors, pour les gens qui ne me connaissent pas, c’est une façon de me découvrir», a poursuivi Simon Delisle, également chroniqueur au sein du journal 24 Heures depuis bientôt 3 ans. «C’est un peu comme une carte de visite».

Rire avec sa maladie

Si l’auteur passe à travers de nombreux sujets, discutant tout autant de la famille et de la légalisation du pot que de la nostalgie et de l’hypersexualisation, son état de santé continue indéniablement à teinter son humour.

«Je m’en vais vraiment dans tous les sens, mais moi, il faut savoir que j’ai un casting particulier. Je n’ai pas de cheveux, pas de sourcils, et ça, c’est dû à la maladie que j’ai. C’est une amorce que je continue à faire assez régulièrement, pour briser la glace, pour parler de moi», a ajouté l’humoriste.

Atteint du diabète de type 1 et de la polyendocrinopathie, une maladie rare qui le prive de ses cheveux et l’empêche de sécréter de l’adrénaline, Simon Delisle réussit à faire de sa condition un moteur qui continue à nourrir ses spectacles.

«J’ai eu des bouts assez rough dans certaines parties de ma vie, ce qui fait que j’ai toujours une espèce d’urgence de vivre dans mes numéros, a soutenu Simon Delisle. Et je suis de l’école qui croit que, si t’es capable de rire de toi, après ça, tu peux rire de ce que tu veux».

Une aisance qui lui donne une couleur originale, mais également un aplomb hors de l’ordinaire.

Simon Delisle présentera son troisième spectacle, intitulé Sur la table à dessin, au Terminal Comédie Club, ce vendredi, à 20h.