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Craintes de l’amputation du mégaprojet de tramway

Etienne Grandmont
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Étienne Grandmont
Directeur général d'Accès transports viables

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La suggestion du ministre des Transports, François Bonnardel, de financer « par phases » le réseau de transport structurant de Québec fait craindre une amputation du mégaprojet.

C’est du moins ce qu’Étienne Grandmont, directeur général d’Accès transports viables (ATV), a affirmé mardi dans un entretien avec Le Journal.

«La bonne nouvelle est que ça permettra de faire avancer les travaux, a-t-il dit. Par contre, ça me fait peur pour une partie du projet. Le risque est que le projet soit amputé et qu’il ne soit pas réalisé en entier. Pourtant, le réseau est un ensemble complet et cohérent.»

Lundi, le ministre Bonnardel a indiqué que 2,5 milliards $ sont déjà sur la table pour le réseau structurant. D’après lui, les 800 millions $ fédéraux manquants pourraient être cherchés en 2023, lors du renouvellement de l’entente entre le Québec et Ottawa.

«Ça fait longtemps qu’on n’a pas investi dans le transport en commun à Québec. Les dernières fois qu’on a fait quelque chose de majeur, c’était pour l’arrivée des Métrobus en 1992 et pour les autobus articulés en 2008, a insisté Étienne Grandmont. Le gouvernement du Québec a un retard à rattraper.»

«Improvisation»

Rappelant que le premier ministre Legault évoquait lui-même « un plan B » pour le réseau, jeudi dernier, M. Grandmont a regretté «l’improvisation du gouvernement qui semble avoir les idées beaucoup plus claires quand il est question de projets routiers».

De son côté, le conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau, a paru mitigé à la suite de ces nouveaux développements.

«Je pense que M. Bonnardel a cherché une façon de dénouer l’impasse, mais est-ce que les 800 millions $ vont être au rendez-vous dans quatre ans?», s’est-il demandé, inquiet.

«Entente béton» nécessaire

Selon M. Rousseau, «il doit y avoir une entente béton, car le financement n’est visiblement pas encore attaché».

À la Ville de Québec, Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire Labeaume, a répété que la municipalité «attend la confirmation officielle [du financement] avant de réagir».

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, n’a pas voulu réagir.