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Le projet de tramway «va aller de l’avant» assure la CAQ

François Legault veut le «réaliser le plus rapidement possible»

Periode des questions
Photo Simon Clark

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En dépit de la querelle fédérale-provinciale qui s’éternise sur le financement du réseau structurant, « c’est un projet qu’on doit réaliser le plus rapidement possible », affirme le premier ministre François Legault.

Son ministre des Transports, François Bonnardel, s’est déjà engagé lundi à déposer « dans les prochaines semaines » un « projet de loi sur le réseau structurant » qui permettra à la Ville de Québec d’en être le maître d’œuvre.

« Nous travaillons à mettre en place tous les outils et tout le contexte législatif nécessaire pour que les travaux du tramway puissent se réaliser dans l’échéancier prévu », a commenté mardi la vice-première ministre et ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault.

Attaqué de toutes parts

Incapable de s’entendre avec Ottawa sur la façon de boucler le financement à même le programme d’infrastructure fédéral existant, le gouvernement caquiste a été attaqué de toutes parts.

« Le choix qu'a fait le gouvernement du Québec, c'est de priver Québec, la capitale nationale, de son projet de transport structurant, parce que ce que fait le premier ministre en choisissant la bataille avec Ottawa, c'est de prendre le risque de perdre », a dénoncé le leader de l’opposition officielle, Sébastien Proulx.

Après « la possibilité de réduire le coût du projet » évoquée jeudi dernier par M. Legault, le ministre des Transports, François Bonnardel, a aussi proposé lundi de le démarrer « par phases », quitte à attendre jusqu’en 2023 pour boucler son financement.

« Le premier ministre peut-il arrêter de chercher des problèmes où il n'y en a pas et s'engager à réaliser le projet structurant dans sa version intégrale maintenant, pas dans quatre ans », a réclamé à son tour la cheffe parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé.

« Il veut réaliser le projet par phases; nous, on le veut en entier », a indiqué dans le même sens M. Proulx.

« Ce projet va se faire »

« Je le répète aux oppositions, ce projet va se faire », a assuré le ministre Bonnardel.

Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, et la ministre responsable de la Capitale-Nationale ont tous deux répété que le gouvernement « est pris » avec « une mauvaise entente qui a été signée par le gouvernement libéral » en juin 2018.

La répartition du pactole fédéral destiné au transport en commun est basée sur l’achalandage, ce qui laisse 72 %  des 5,2 G$ disponibles à Montréal, et seulement 8 % de l’enveloppe à la Ville de Québec, soit 400 M$.

Dans les corridors de l’Assemblée nationale, le député libéral et ex-ministre des Finances, Carlos Leitao, s’est porté à la défense de l’entente qui porte sa signature.

« Si on avait insisté pour que les critères soient per capita plutôt que par achalandage, le résultat net serait qu’on aurait eu moins d’argent », a-t-il observé.

Front commun

Libéraux, solidaires et péquistes prévoient en remettre une couche lors d’un point de presse commun « pour le réseau structurant », mercredi matin.

Catherine Dorion, Sébastien Proulx et Pascal Bérubé seront accompagnés pour l’occasion du président de la Corporation des parcs industriels de Québec, Pierre Dolbec, du directeur général du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-Nationale, Alexandre Turgeon, de la directrice du Regroupement des organismes communautaires de la région 03, Karine Verreault, et de représentants d’associations étudiantes de l’Université Laval (CADEUL, AELIES).