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Plante écorche le gouvernement Legault sur la laïcité: pas de «données probantes à ce sujet»

Valérie Plante
Photo Jean-François Desgagnés Valérie Plante

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 La mairesse de Montréal Valérie Plante n’exige pas de clause spéciale pour la métropole, mais demande au gouvernement Legault de se questionner sur l’impact de son projet de loi sur les femmes immigrantes.  

 «Je ne suis pas là pour demander une clause spéciale pour Montréal. [...] Mais il est de mon devoir de parler au nom de ceux qui sont touchés par ce projet de loi», a lancé Mme Plante mardi lors de son passage en commission parlementaire sur l’étude du projet de loi 21 sur la laïcité de l’État.  

Valérie Plante
Photo Jean-François Desgagnés

 «On trouve qu’il serait vraiment pertinent d’avoir une analyse différenciée selon les sexes. Ce projet de loi n’a pas les mêmes impacts sur les hommes que sur les femmes», a-t-elle dit.  

 Elle a écorché le gouvernement Legault, qui n’a pas de «données probantes à ce sujet». Elle a rappelé le statut particulier de la métropole, terre d’accueil de plus de 70 % de l’immigration internationale du Québec. Elle s’inquiète de l’effet de l’interdiction du port de signe religieux sur le taux d’emploi des femmes immigrantes, déjà plus faible que la moyenne québécoise.  

 Le ministre Simon Jolin-Barrette a répliqué que même s’il est responsable du dossier de l’immigration, le projet de loi sur la laïcité de l’État ne «vise pas les personnes immigrantes». «Il vise tous les Québécois, peu importe leur religion», a-t-il lancé.  

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 La Ville de Montréal s’en prend également à l’applicabilité du projet de loi, «presque impossible». «Le concept même de signe religieux n’est pas clairement défini. En 2011, il y avait 108 religions de recensées au Canada. Chacune est susceptible d’avoir plusieurs signes religieux. De plus, tous les signes religieux, visibles ou non, sont visés. Est-il réaliste de faire un processus d’inspection vestimentaire ?», s’est demandé Mme Plante.  

 Elle a tenu à rappeler que dans ce débat «il est question d’humains». «Ce qui est débattu a un impact dans les quartiers», a dit la mairesse, qui s’inquiète de voir davantage de discrimination.  

 M. Jolin-Barrette a rappelé que la Fraternité des policiers de Montréal s’est dite en faveur du projet de loi 21 et qu’il s’agit du plus important groupe d’employés de la ville de Montréal à être visé par la laïcité de l’État.

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