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Plus de 1,4 million $ en salaires pour la haute direction de la SQDC

La filiale de la SAQ n’a pour l’instant ouvert que 14 magasins de cannabis

Jean Francois Bergeron SQDC
Photo Simon Clark Le président et chef de la direction de la SQDC, Jean-François Bergeron

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Les huit hauts dirigeants de la Société québécoise du cannabis (SQDC) auront droit à plus de 1,4 million $ en salaires annuels cette année. La SQDC ne compte actuellement que 14 magasins.

Des informations dévoilées par la SQDC révèlent que les salaires annuels de ses hauts dirigeants varient entre 145 000 $ et 290 000 $. Contrairement à la haute direction de la Société des alcools du Québec (SAQ), les hauts dirigeants de la SQDC n’auront toutefois pas droit à des bonis de performance. Tous les profits à venir de la SQDC seront réinvestis dans la prévention.

Le président et chef de la direction de la SQDC, Jean-François Bergeron, est sans surprise le mieux rémunéré de la filiale de la SAQ. Comme l’avait dévoilé Le Journal en mars dernier, son salaire annuel a été fixé à 290 000 $. Ce dernier a également droit à une voiture de fonction.

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Jean-François Bergeron a remplacé au pied levé l’ancien PDG de la SAQ, Alain Brunet, qui avait démarré les activités de la SQDC avant de quitter ses fonctions subitement en octobre dernier.

À la SAQ, Jean-François Bergeron commandait un salaire de base de 265 000 $ et occupait le titre de vice-président à la chaîne d’approvisionnement.

Selon l’organigramme de la SQDC, la haute direction de la société d’État compte également l’ancienne directrice des communications de la SAQ, Éliane Hamel. Cette dernière touche un salaire de 160 000 $.

Un ex-organisateur libéral

Parmi les hauts dirigeants de la SQDC, se trouve également l’ancien organisateur libéral et ex-haut fonctionnaire Petro Perrino.

M. Perrino a été prêté pour une période d’un an par le Conseil exécutif à la SQDC. Son salaire annuel de 193 434 $ est assumé par la société d’État.

À la SQDC, Petro Perrino supervise notamment les activités des services juridiques et des relations intergouvernementales. De 2004 à 2014, il avait aussi siégé au conseil d’administration de la SAQ.

Pour les six premiers mois de son existence, la SQDC a déclaré une perte nette de 3,9 millions $.

Bientôt des profits ?

Pour l’exercice 2019-2020 qui a débuté le 1er avril, la SQDC prévoit dégager des profits de 20 millions $.

Cette dernière traîne également une dette envers la SAQ. Au 31 mars 2019, la SQDC devait 14,9 millions $ prêtés par la SAQ comme avance de fonds.

Un sondage mené par l’Université Dalhousie indiquait la semaine dernière que les consommateurs québécois de cannabis boudent la SQDC. Plus de 60 % d’entre eux continuent de s’alimenter sur le marché noir.

Depuis son ouverture, la SQDC a connu plusieurs problèmes d’approvisionnement, la forçant à réduire ses heures d’ouverture.

Au cours des six derniers mois, seulement deux nouvelles succursales ont ouvert leurs portes, soit à Brossard et à Joliette.

La direction vise toujours l’ouverture de 29 nouveaux points de vente d’ici la fin mars 2020, pour un total de 43 boutiques.

Les salaires des 8 hauts dirigeants

Jean-François Bergeron

PDG 290 000 $


Pietro Perrino

Secrétaire général 193 434 $


Paul Furfaro

Dir. des Opérations 175 000 $


Éliane Hamel

Dir. des Communications 160 000 $


Robert Dalcourt

Dir. des Finances 155 000 $


Ève Larrivée

Dir. du Commerce électronique 150 000 $


Geneviève Giroux

Dir. de l’Approvisionnement 150 000 $


Normand McKenzie

Dir. des Ressources humaines 145 000 $