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Son mari criblé de balles: «Nous étions sa joie de vivre»

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Père de cinq enfants, gardien de sécurité et impliqué dans sa communauté, Éric Chabot a été assassiné dans la rue, dans un quartier résidentiel de Terrebonne, dimanche soir. Sa mort en pleine vague de tuerie dans le milieu criminel suscite le questionnement. L’homme de 42 ans a-t-il été victime d’un règlement de compte?

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D’après les informations obtenues par TVA Nouvelles, la Sûreté du Québec, qui mène l’enquête sur ce crime, ne penche pas actuellement pour cette hypothèse. 

Pas plus que la veuve d'Éric Chabot, Karine Turcotte, bouleversée par la perte soudaine et violente de l'homme qui est le père de cinq de ses enfants et qui prenait également grand soin de son sixième enfant.

Elle a accepté de parler de l’homme de sa vie à TVA Nouvelles, mais n’a pas souhaité accorder d'entrevue en ondes. Voici le portrait qu’elle dresse d’Éric Chabot, son mari.

«C’était un homme souriant qui adorait ses enfants. Il était toujours impliqué. [...] Il va beaucoup manquer aux enfants. Il était enjoué. Il n'était jamais fâché longtemps. Il rendait les situations compliquées faciles», se remémore Karine Turcotte.  

«Une force incroyable»

Cette dernière souligne que son conjoint était une «force incroyable», capable de rendre toute la maisonnée heureuse. «C'était un bon mari, toujours présent pour moi», formule-t-elle.

D’après des voisins interviewés hier et sa veuve, Éric Chabot s’impliquait beaucoup dans sa communauté. «Il faisait du bénévolat. Il était coach ou assistant-coach dans toutes les équipes des enfants. Il a été nommé directeur des atomes dans l'association de Lachenaie.»

Karine Turcotte semblait avoir beaucoup d’admiration pour son conjoint. «Tout ce qu'il touchait lui réussissait. [...] Il était bon dans tout. Il était tout le temps là pour les enfants. Il aurait tout fait pour ses enfants et moi. Nous étions sa joie de vivre.»

En plus d’être agent de sécurité pour la compagnie Garda, Éric Chabot travaillait comme enquêteur privé. S’était-il fait des ennemis? Sa femme paraît ne savoir que peu de choses sur le métier de son mari. «Je ne sais pas pour le travail. Il était enquêteur privé. C'était confidentiel.»

Un VUS aurait fui précipitamment le quartier où M. Chabot a été criblé de balles. Des témoins ont aperçu le véhicule quelques instants après avoir entendu des détonations, comme ce fut le cas dans d’autres règlements de compte. La SQ n’a jusqu'ici procédé à aucune arrestation dans cette affaire.