/finance/business
Navigation

Air Transat: Québec n’a pas l’intention de financer une surenchère

Air Transat: Québec n’a pas l’intention de financer une surenchère
Photo d'archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement du Québec n’aurait pas l’intention de financer une surenchère à propos du voyagiste Transat par l’entremise d’Investissement Québec.

« Non, on aura une rigueur financière et nous n’allons pas agir émotivement », a indiqué le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, mardi à Québec.

Selon ce dernier, Investissement Québec pourrait offrir du financement à d’éventuels acheteurs de Transat « qui démontreront que leur plan a de l’allure ».

Agir avec rigueur

« C’est une business qui est complexe. On aime tous Transat. C’est un brand qui est québécois, que les gens aiment beaucoup, mais il faudra être rigoureux. On gère l’argent du public. Nous ne fixerons pas de prix sur Transat », a insisté le ministre.

Selon plusieurs analystes, Onex, qui vient de déposer une offre de 5 milliards $ pour acquérir le transporteur WestJet, pourrait se tourner par la suite vers Transat pour en faire son acquisition.

Cette acquisition permettrait à Onex de détenir un transporteur capable de rivaliser avec Air Canada.

Ensemble, Transat et WestJet détiendraient 44 % de la capacité offerte vers les destinations soleil comparativement à 27 % pour Sunwing et 24 % pour Air Canada.

À destination de l’Europe, Transat et WestJet auraient 26 % de la capacité par rapport à 43 % pour Air Canada.

Une vente potentielle de Transat pourrait faire grimper son titre jusqu’à 16 $ à la Bourse, estime l’analyste de Valeurs mobilières Desjardins, Benoît Poirier.

Mardi, le titre de Transat a terminé la séance à 10,55 $, en hausse de 28 cents à la Bourse de Toronto.

Plusieurs acquéreurs potentiels de Transat ont démontré de l’intérêt au cours de la dernière semaine, dont les hommes d’affaires Vincent Chiara et Pierre-Karl Péladeau ainsi que le cabinet financier FNC Capital mené par Dominik Pigeon.