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Un maire menace de poursuivre ses rivaux

L’élu de Saint-Jérôme plaide non coupable

Dossier UPAC - Stéphane Maher maire de St-Jérôme
Photo Ben Pelosse Stéphane Maher

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Le maire de Saint-Jérôme a plaidé non coupable aux accusations de manœuvres électorales frauduleuses qui pèsent contre lui et menace du même souffle de poursuivre ses opposants.

Notre Bureau d’enquête dévoilait vendredi que Stéphane Maher a été enregistré à son insu, en octobre 2017, en train d’offrir un « emploi prestigieux » à un conseiller municipal dont il voulait se débarrasser, Mario Fauteux. Un autre conseiller allègue avoir connu le même sort.

Deux infractions

Le Directeur général des élections du Québec a déposé deux constats d’infraction contre le maire, lui reprochant d’avoir tenté d’obtenir que les conseillers ne posent pas leur candidature à l’élection municipale en échange d’« une charge, un emploi ou un avantage ».

Le maire Maher a plaidé non coupable aux deux constats jeudi, ce qui signifie automatiquement que le dossier ira à procès.

S’il est reconnu coupable, M. Maher risque une amende minimale de 5000 $ en plus de perdre le droit de siéger à un conseil municipal pour une période de cinq ans.

La Commission municipale du Québec mène aussi sa propre enquête dans ce dossier.

S’il refuse d’accorder des entrevues aux médias, le maire Maher se fait toutefois plus loquace sur Facebook. Vendredi, il a répondu à un citoyen qui manifestait sa tristesse de voir une image « négative » de sa ville dans les médias.

Diffamation

« Nos adversaires vont devoir faire face à de très sérieuses poursuites pour diffamation, et, malheureusement, tout cela fait ombrage à la politique municipale », a écrit M. Maher.

« Ce texte s’inscrit comme de l’intimidation », a répliqué l’ex-conseiller Fauteux.

Hier, dans une lettre envoyée à tous les employés municipaux de Saint-Jérôme, le directeur général Yvan Patenaude a affirmé que le maire l’avait informé de sa « ferme intention » de poursuivre son mandat à la tête de la Ville.