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Un projet de tour cellulaire sème la discorde à Sainte-Brigitte

Mardi soir, près de cinquante personnes étaient présentes à la séance du conseil municipal de Sainte-Brigitte-de-Laval pour réclamer un moratoire sur le projet.
Photo Jean-François Desgagnés Mardi soir, près de cinquante personnes étaient présentes à la séance du conseil municipal de Sainte-Brigitte-de-Laval pour réclamer un moratoire sur le projet.

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Un projet controversé de construction d’une tour cellulaire, piloté par Vidéotron à Sainte-Brigitte-de-Laval, alimente la grogne chez des citoyens qui ont demandé, en vain, un moratoire aux élus mardi soir.

L’antenne de 81 mètres, presque aussi haute que l’édifice Price à Québec, sera érigée dans le secteur de la rue Saint-Antoine et permettra d’améliorer la desserte de façon significative dans cette municipalité au nord de Québec, a exposé la conseillère Édith Couturier.

«Actuellement, 38 % du secteur habitable à Sainte-Brigitte est couvert par le service cellulaire. Cette nouvelle antenne-là va permettre que 90 % du territoire soit couvert. C’est vraiment une grosse amélioration [...] En tant que conseil, nous devons aussi travailler à répondre aux besoins de l’ensemble de la population», a-t-elle fait valoir, afin de justifier l’adhésion unanime des membres du conseil de Ville.

Inquiétudes pour la santé

Qu’à cela ne tienne, des dizaines de citoyens furieux contre la municipalité lui reprochent d’avoir agi sans véritable consultation. L’emplacement choisi par Vidéotron fait l’objet de vives critiques. Certains redoutent les impacts visuels, mais la plupart des contestataires craignent des effets sur la santé.

«On voudrait que vous geliez ce projet. Je n’ai pas envie de me faire intoxiquer par une tour qui va se trouver à 400 mètres de chez moi », a lancé un résident au micro. « C’est quoi les autres sites qui ont été étudiés ? On n’a jamais été capables de le savoir. Je considère que cette tour-là, c’est très dangereux», a renchéri un autre.

«Je souhaite qu’on analyse des sites plus au nord pour protéger l’environnement et la santé des citoyens [...] Le Canada a des normes 6000 fois moins élevées que les pays européens. Vous avez notre santé entre vos mains», a ajouté Magalye Mercier, l’instigatrice du mouvement.

Possible assemblée publique

Le maire Carl Thomassin rétorque que le pouvoir de la Ville est limité, puisque «le porteur du projet, c’est Vidéotron», comme il l’a répété à plusieurs reprises. «Vidéotron doit respecter les règlements de Santé Canada. Toutes les étapes ont été suivies. Ça a été fait dans les règles de l’art.» De nombreux citoyens favorables au projet l’ont aussi contacté, a-t-il dit.

En fin de soirée, il a rejeté l’idée d’un moratoire, mais il a suggéré aux contestataires d’organiser «rapidement» une assemblée publique avec des représentants de Vidéotron qui répondront à toutes les interrogations des citoyens.