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Un rêve d’enfant

McIlroy souhaite représenter l’Irlande aux Olympiques de 2020

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Photo AFP Rory McIlroy est l’un des favoris cette semaine.

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FARMINGDALE, N.Y. | Sans hésiter, Rory McIlroy opterait pour représenter l’Irlande aux Jeux olympiques de Tokyo l’an prochain.

Le golfeur de 30 ans aurait deux options en raison de sa nationalité. L’Irlandais du Nord pourrait porter les couleurs de l’équipe de Grande-Bretagne ou celles de l’Irlande. Une seule lui plaît vraiment.

« Jeune garçon, j’ai toujours rêvé de jouer pour l’Irlande. J’ai toujours fièrement porté ce chandail.

« C’est la même chose pour les joueurs de rugby, n’est-ce pas ? a-t-il ensuite questionné. Il y a des joueurs qui évoluent pour l’Ulster (à Belfast en Irlande du Nord), mais ils voudraient jouer pour l’Irlande. C’est comme au hockey. C’est le sport.

« En amenant les Olympiques dans l’équation, il faut faire un choix. Il faut réfléchir à ses convictions et ses valeurs. Il faut creuser plus profondément. Ce n’est pas une décision à prendre à la légère. Il faut y croire. »

Formalité

Pour arrêter son choix, McIlroy a plongé dans son enfance, lorsqu’il avait gravi les échelons du golf irlandais avec fierté. Il avait obtenu du succès, goûté à des expériences et jeté les bases de ses amitiés sous le drapeau irlandais. Il serait bête d’y tourner le dos pour un tournoi de golf.

« Je suis excité de me diriger vers les Olympiques. Je suis excité de représenter l’Irlande et de jouer sous la direction de Neil Manchip, qui était notre entraîneur national quand j’étais un amateur à l’époque, a souligné celui qui occupe le quatrième rang mondial.

Une présence à Tokyo ne serait qu’une formalité. Reste maintenant à savoir qui l’épaulerait. Shane Lowry, qui détient le 45e rang mondial, serait l’élu.

Il y a trois ans, comme bon nombre de grandes vedettes, McIlroy avait tourné le dos à la compétition olympique à Rio par crainte du Zyka. Cette fois, il ne raterait pas le rendez-vous au Japon même au beau milieu d’un calendrier cinglé.

Déjà cinq ans

Le temps file rapidement. À sa 11e participation au Championnat de la PGA d’Amérique malgré ses 30 ans, McIlroy trouve justement que le temps passe bien vite.

Il y a cinq ans, il remportait son second trophée Wanamaker à Valhalla, dans une conclusion dramatique à la tombée du jour. Dans une course à quatre vers le titre en compagnie de Phil Mickelson, Rickie Fowler et Henrik Stenson, McIlroy mettait la patte sur son quatrième titre majeur. Depuis, il n’a pas savouré la victoire en situation de Grand Chelem.

À Bethpage cette semaine, il figure une fois de plus parmi les grands favoris. À ses 12 rondes en carrière sur le Black Course, Rory affiche un score moyen de 70,75 coups. À l’Omnium américain de 2009, il avait terminé en 10e position avec un dossier cumulatif de +2.

« C’est un test juste puisqu’on y est récompensé pour les bons coups et puni pour les mauvais. Je sens que dans certains championnats majeurs, les parcours sont poussés à la limite. Parfois, les bons coups sont punis. Cette configuration est équitable. »

Même s’il est l’un des favoris, le Nord-Irlandais aura à affronter une foule hostile. Celle de New York est digne de mention. Plus de 60 000 spectateurs sont attendus chaque jour cette semaine.

Imaginons un peu la scène dans cinq ans... Bethpage sera l’hôte de la Coupe Ryder 2024.

Dans le calepin...

  • Le déplacement du Championnat de la PGA d’août à mai est aimé des golfeurs même si le calendrier est chargé. C’est encore plus vrai pour le meneur mondial, Dustin Johnson, qui a pu prendre du repos. Il jouait quatre semaines consécutives lorsque le tournoi était en août. Il participait à l’Omnium britannique, l’Omnium canadien, le Championnat du monde de golf Bridgestone et le Championnat de la PGA. « C’est totalement différent pour moi. Je suis arrivé ici en pleine forme, concentré et prêt à jouer. » DJ a mis l’accent sur son jeu court dans sa préparation. Il consacre 90 % de ses séances d’entraînement aux élans de 140 verges et moins. Occupant le 107e rang du circuit de la PGA en approchant le fanion entre 125 et 150 verges, il devait améliorer cet aspect pour améliorer ses résultats. Voilà qui plaira aux enseignants prônant l’importance du jeu court ! Johnson a également raconté qu’il exécute trois élans avec ses cocheurs, selon les distances et les conditions.
  • Un tournoi du Grand Chelem n’est pas différent d’un autre pour Rory McIlroy. Pour se changer les idées dans ses temps libres, le quadruple champion majeur regarde des téléséries, lit des bouquins et s’entraîne au gymnase jusqu’à quatre fois par semaine. C’est aussi un grand amateur de basketball. Les éliminatoires de la NBA l’inspirent. Dimanche soir, il a regardé avec intérêt la victoire des Raptors de Toronto face aux 76ers de Philadelphie grâce au tir de Kawhi Leonard au son de la sirène. « C’était un match incroyable. Je m’attends à des finales d’association très relevées. » Il n’a par contre pas affiché ses couleurs.