/news/education
Navigation

12 M$ pour construire des nouveaux locaux

L’École des métiers de la construction s’agrandit

Coup d'oeil sur cet article

Malgré la diminution du nombre d’inscriptions au cours des dernières années, l’École des métiers et occupations de l’industrie de la construction de Québec (ÉMOICQ) prendra de l’expansion en 2020. Un projet de 12 millions $ est dans les plans.

La Commission scolaire de la Capitale a récemment réalisé l’acquisition de deux bâtiments industriels situés au 380 rue Morse, à Québec, peut-on lire dans des documents publics.

Dans un courriel, la porte-parole de la commission scolaire, Marie-Élaine Dion, indique que le nouvel édifice servira comme pavillon pour certains groupes d’étudiants. L’ÉMOICQ a reçu au cours des derniers mois une allocation de 12 millions $ du ministère de l’Éducation pour réaliser ce projet.

« L’un des deux bâtiments sera conservé alors que l’autre sera démoli pour en reconstruire un nouveau de 22 000 pieds carrés. Les programmes de carrelage, de charpenterie-menuiserie et d’installation de revêtements souples y seront offerts. L’autre édifice servira pour de l’entreposage », note Mme Dion.

Les premiers étudiants devraient pouvoir intégrer les nouveaux locaux en janvier 2020. Le bâtiment pourra accueillir jusqu’à 150 élèves.

Diminution

Selon des données de la Commission scolaire de la Capitale, les centres de formation professionnelle ont enregistré une baisse des inscriptions de 22 % depuis trois ans. Au cours de la dernière année, la diminution a été de l’ordre de 9,3 %. À l’ÉMOICQ, le programme d’installation de revêtements souples a vu son nombre d’étudiants chuter de 22 en 2014, à 7 en 2018. Pour la formation de briqueteur-maçon, le nombre de groupes est passé de trois à un demi-groupe.

Selon la direction, l’automne 2019 s’annonce toutefois plus achalandé. Le nombre d’inscriptions pour plusieurs programmes dépasse déjà les marques de 2018.

Mme Dion assure que malgré la baisse généralisée du nombre d’étudiants au cours des dernières années, cet investissement était tout de même nécessaire pour répondre aux besoins de l’ÉMOICQ.

« Pour certains programmes, nos ateliers étaient plus ou moins adaptés. Nous voulions avoir des espaces adéquats pour l’enseignement. Cela nous permet aussi de mettre à jour des équipements », dit-elle.