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Arsenic à Rouyn-Noranda: un scandale «national», selon l’expert en environnement Louis-Gilles Francoeur

Arsenic à Rouyn-Noranda: un scandale «national», selon l’expert en environnement Louis-Gilles Francoeur
PHOTO D'ARCHIVES, Agence QMI

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QUÉBEC | La présence de concentrations anormalement élevées d’arsenic mettant à risque la santé de dizaines d’enfants habitant près de la fonderie Horne, à Rouyn-Noranda, est un scandale «d’ordre national», selon l’expert en environnement, Louis-Gilles Francoeur.  

Le chroniqueur à Là-haut sur la colline à QUB radio a commenté les résultats de la biosurveillance de la direction de santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue, qui rapporte une exposition à l’arsenic dans les ongles des enfants du quartier Notre-Dame de Rouyn-Noranda quatre fois plus élevée que les normes.      

«C’est de l’ordre du scandale national au même titre que la fillette qui est morte des suites des mauvais traitements qu’elle a subis», a estimé M. Francoeur, qui a aussi été vice-président du Bureau d’audience publique en environnement. «Il n’est pas plus acceptable de mettre à risque la santé de 60 à 90 enfants autour d’une fonderie à Rouyn-Noranda [...]. Le risque de cancer de ces enfants est extrêmement important.»           

La question a d’ailleurs été soulevée à l’Assemblée nationale par la députée solidaire de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard Therrien, qui s’est fait répondre par le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, que les enfants exposés étaient tous en bonne santé.        

«Quand j’ai appris cette histoire, la première réaction que j’ai eue, c’est de demander à la directrice de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue de me confirmer que tous les enfants sont en santé. Effectivement, tous les enfants sont en santé», a dit en chambre le ministre Carmant, mercredi.        

Selon Louis-Gilles Francoeur, la réponse du ministre révèle sa méconnaissance des enjeux et est «indigne», et la position du ministère de l’Environnement, dont les porte-parole invoquent les «droits acquis de la fonderie» est «condamnable» dans ce dossier.         

Voici ce que le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, répondait en chambre mercredi à la députée de Rouyn-Noranda: «Il faut savoir aussi que la compagnie en question [fonderie Horne] est sous protocole actuellement et qu’elle se conforme aux exigences qui lui sont imposées à travers ce protocole-là. La compagnie a investi plusieurs dizaines de millions pour améliorer ses techniques environnementales. Il lui reste d’importants investissements à faire, au cours des prochaines semaines, en fait, des prochaines années pour se conformer.»                    

  •  ÉCOUTEZ Louis-Gilles Francoeur, expert en environnement et chroniqueur à Là-haut sur la colline:   

 

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