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Démission de Luc Ferrandez: pas un désaveu du bilan environnemental, estime Valérie Plante

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La démission de Luc Ferrandez, maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal, n’est pas un désaveu du bilan environnemental de Projet Montréal, estime la mairesse Valérie Plante. 

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Basée sur son incapacité, ou en tout cas, il a atteint une certaine limite à vouloir faire avancer des dossiers qui lui tiennent à cœur, dont l’environnement dans le cadre tel qu’il est», a commenté Mme Plante mercredi, au lendemain de l'annonce de la démission de Luc Ferrandez.

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«Donc, pour moi, c’est loin d’être un désaveu», a-t-elle ajouté, se disant, par ailleurs, attristée et surprise du départ de M. Ferrandez.

C’est le conseiller de ville du district de Jeanne-Mance, Alex Norris, qui va être maire suppléant du Plateau-Mont-Royal jusqu’à l’élection partielle à l’automne.

Plan environnemental

Dans le message annonçant sa démission, publié mardi sur Facebook, M. Ferrandez expliquait ne pas être en mesure d’influencer la mairesse et le comité exécutif dans le sens des mesures environnementales qu’il propose.

L’ancien maire connu pour ses convictions écologiques énumérait plus d’une vingtaine de mesures pour «un vrai programme environnemental» dans sa publication. «Il faut concentrer nos investissements sur des objectifs environnementaux quitte à abandonner les immenses investissements prévus pour les routes, mais aussi dans les nouvelles constructions prévues en sports, loisirs et culture», écrivait-il.

Selon Mme Plante, ce plan ne lui avait pas été présenté. «Il faut comprendre qu’à titre de mairesse, moi, je dois m’occuper des infrastructures, de la culture, du sport [...], d’environnement, d’économie, de transport, d’habitation», a-t-elle aussi fait valoir.

«Il avait envie de travailler sans structure, sans cadre. Je vous le cacherais pas, c’est dur faire de la politique quand on a des idéaux et quand on a une vision forte, c’est pas facile, parce qu’on doit faire des compromis, on doit s’adapter, on doit aussi accompagner la population dans les changements – rôle dans lequel je suis confortable, en devenant mairesse, je savais que ce serait ça mon rôle – et pour Luc, il avait atteint sa limite et je respecte ça.»

Par ailleurs, M. Ferrandez a indiqué sur les ondes du QUB Radio que ses prises de paroles dans les médias dérangeaient le cabinet de la mairesse. Une critique que la mairesse a rejetée mercredi, dans une mêlée de presse en marge de l’inauguration des nouveaux paddocks du circuit Gilles-Villeneuve, indiquant que c’était le membre de son comité exécutif qui avait «la plus grande tribune».

L’ex-maire du Plateau était aussi responsable des espaces verts et des grands parcs au comité exécutif de la Ville.