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Des poursuites pour les problèmes à Inukjuak

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Moins d’un an après son inauguration, les problèmes s’accumulent à l’aérogare d’Inukjuak au point où l’État vient d’intenter une poursuite de 8,17 millions $ contre le consortium qui a réalisé les travaux, dont fait partie SNC-Lavalin.

« Des infiltrations d’eau se produisent régulièrement dans le sous-sol de la nouvelle aérogare [...] lors de dégels ou d’épisodes de pluie », peut-on lire dans la poursuite civile rendue publique hier, au palais de justice de Montréal.

En juin 2018, cette aérogare du Nu-navik avait été lancée en grande pompe. La ministre déléguée aux transports de l’époque, Véronyque Tremblay, avait d’ailleurs rappelé l’importance du projet.

« Ces investissements permettront d’assurer la pérennité de ces importantes infrastructures [...] », avait-elle dit.

Or, tout pourrait être à refaire. C’est que pendant la construction de l’aérogare, des infiltrations d’eau se sont produites. Un expert a été mandaté, et les résultats de son analyse ne sont pas encourageants.

« Il est d’avis que la structure porteuse de l’édifice est affectée par les infiltrations d’eau, notamment par la corrosion des armatures d’acier », indique le document de cour.

Un rapport d’expert indique quant à lui que « les choix de conception pour l’imperméabilisation du sous-sol [...] ne répondent pas aux recommandations du fabricant ni de l’Association des maîtres couvreurs du Québec dans les conditions propres au site ».

« Il est actuellement à prévoir que la reprise des fondations entraîne la reconstruction de l’aérogare », affirme même l’État, en poursuivant le consortium qui a réalisé les travaux de conception et de surveillance, ainsi que l’entrepreneur qui a réalisé les travaux.

SNC-Lavalin muette

L’entrepreneur, de son côté, a intenté une poursuite contre l’État en réclamant la libération d’une retenue contractuelle.

À moins d’un règlement hors cour, la demande sera présentée sous peu à un juge de la Cour supérieure du Québec.

SNC-Lavalin n’a pas souhaité commenter.