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États-Unis: projet de loi pour restreindre l’entrée d’étudiants et chercheurs chinois

Drapeau Chine États-Unis
Photo d'archives

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Les républicains ont présenté un projet de loi au Congrès américain qui interdirait à toute personne liée à l’armée chinoise d’obtenir des visas d’étudiants ou de chercheurs, suscitant les critiques de Pékin en pleine guerre commerciale. 

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Présentée simultanément mardi au Sénat et à la Chambre des représentants, ce texte n’en est qu’au début du processus parlementaire et aucune date de vote n’a été fixée. 

La proposition de loi appelle le gouvernement américain à établir une liste des institutions scientifiques et d’ingénierie liées à l’Armée chinoise de libération du peuple afin d’être en mesure d’« interdire aux individus employés ou commandités par ces institutions militaires chinoises de recevoir des visas d’étudiants ou de chercheurs pour entrer aux États-Unis ».

« Les visas d’étudiants et de chercheurs doivent être réservés aux ressortissants étrangers qui veulent contribuer à nos universités et centres de recherche, pas à nos adversaires étrangers et aux espions qui veulent nous faire du mal. La Chine a profité de nous pendant trop longtemps », a déclaré le sénateur républicain Chuck Grassley, l’un des soutiens du texte. 

« L’Armée chinoise de libération du peuple est en train d’être armée avec l’aide des universités et entreprises de high-tech américaines », a renchéri le sénateur Tom Cotton, qualifiant cette mesure de « simple acte d’autodéfense ». 

L’avenir du texte est incertain dans un Congrès divisé. Mais les démocrates, qui contrôlent la Chambre, ne s’y sont pas déclarés opposés frontalement, indiquant que ce sujet devait être étudié et qu’ils se pencheraient sur le texte.

« Depuis un certain temps », les États-Unis « harcèlent » des professeurs, étudiants et scientifiques chinois, a déploré mercredi un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Geng Shuang. 

« Nous espérons que les parties concernées aux États-Unis pourront observer objectivement et de façon juste les échanges entre les deux côtés et arrêteront d’imposer des restrictions aux professeurs et étudiants chinois qui désirent » s’y rendre, en renforçant « la coopération entre les deux pays (...) plutôt qu’en érigeant des obstacles ».