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Industrie du taxi: l’IRIS préconise de taxer Uber

Industrie du taxi: l’IRIS préconise de taxer Uber
AFP

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MONTRÉAL – L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) recommande de taxer uniquement Uber et les nouveaux joueurs de l’industrie pour compenser pleinement la valeur des permis des chauffeurs de taxi.

L’IRIS ne prévoit pas l’utilisation de fonds publics, mais seulement une taxe sur toutes les courses effectuées via Uber ou un service de transport similaire. Ainsi, la facture ne serait pas refilée aux contribuables québécois.

C’est ce qui ressort d’une fiche technique de l’IRIS sur l’industrie du taxi publiée mercredi. Les deux auteurs, Guillaume Hébert et Rémy-Paulin Twahirwa, affirment que l’arrivée d’Uber au Québec a fait chuter la valeur des permis de taxi de 1,5 milliard $ à environ 1 milliard $, une diminution de près du tiers depuis 2014.

Selon l’IRIS, la réforme de l’industrie proposée par le gouvernement Legault va nuire au Québec, et n’avantagerait que les nouveaux joueurs comme Uber. L’Institut propose la taxation d’Uber pour réduire les impacts négatifs du projet de loi 17 sur les chauffeurs de taxi.

Dans son projet, Québec prévoit une redevance temporaire de 0,90 $ pour chacune des courses effectuées au Québec.

Par ailleurs, l’étude suggère d’instaurer un salaire minimum pour les chauffeurs.

Pour justifier sa position, l’IRIS note la précarité de l’industrie du taxi, dont 55 % des chauffeurs seraient des immigrants de première génération, d’après une étude de Statistique Canada.

Fondé en 2000, l’IRIS est un institut de recherche qui soutient offrir un discours alternatif à ce qu’il appelle les «élites économiques».