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Lévis entend agir et admet qu’elle a «beaucoup de travail à faire»

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La Ville de Lévis reconnaît qu’elle n’en fait pas assez pour assurer la sécurité des piétons, et le maire promet d’y remédier.

Selon les chiffres obtenus par Le Journal par l’accès à l’information, seules quatre contraventions ont été émises en 12 ans sur le territoire lévisien à des automobilistes qui n’ont pas cédé le passage à un piéton à une traverse qui leur donne priorité.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a affirmé que « ces reportages font prendre conscience qu’on se doit d’agir et qu’on a beaucoup de travail à faire ».

Il dit avoir constaté lors de sa traversée du Canada à vélo que le Québec a du « rattrapage » à faire en ce qui concerne le respect des piétons.

« Il faudra qu’on ait plus de formation, qu’on sensibilise davantage. Et même nous, à la Ville, il faudra qu’on améliore notre signalisation pour les piétons. [...] Ça passe par des méthodes coercitives, mais je pense qu’on a d’abord une éducation à faire au niveau du milieu. »

La Ville a d’ailleurs identifié quelques secteurs dangereux pour les piétons.

Pas d’opération policière

La police de Lévis a de son côté reconnu qu’elle ne fait pas d’opération de surveillance aux abords des traverses piétonnières puisque celles-ci ne sont pas identifiées comme potentiellement dangereuses.

Le relationniste du SPVL Maxime Pelletier a expliqué au Journal que les traverses qui sont situées hors des intersections sont peu nombreuses à Lévis, sans toutefois pouvoir donner de chiffre exact.

Quand il planifie ses opérations de sécurité routière, le SPVL choisit les secteurs qui sont les plus problématiques. Et les passages piétonniers n’en font pas partie, explique M. Pelletier. Les plaintes sont aussi peu nombreuses pour ces traverses, dit-il.

— Avec la collaboration de Jean-Michel Genois-Gagnon