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Crainte d'un acte de terrorisme: pas de second procès pour une étudiante de 22 ans

palais de justice de Montreal
Photo Chantal Poirier

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L’étudiante montréalaise ayant fait craindre aux autorités qu’elle commette un acte terroriste n’a plus à se soucier de devoir subir un nouveau procès, puisque la Couronne fédérale a finalement laissé tomber sa demande. 

« La partie appelante [...] se désiste de son avis d’appel », indique simplement la Couronne fédérale, dans un avis déposé vendredi dernier dans le dossier de Sabrine Djermane. 

Djermane, 22 ans, est une jeune montréalaise qui était soupçonnée d’avoir voulu rejoindre le groupe État islamique en Syrie. 

Elle avait été acquittée de terrorisme, tout comme son conjoint El Mahdi Jamali. Ce dernier avait toutefois été déclaré coupable d’avoir eu en sa possession des substances explosives sans raison légitime, pour avoir eu chez lui des ingrédients permettant de fabriquer une bombe et une recette d’explosif. 

C’est sur ce chef que la Couronne fédérale souhaitait avoir un nouveau procès pour la jeune femme. 

« Mme Djermane est extrêmement heureuse et soulagée que toute cette histoire soit maintenant derrière elle, a commenté son avocat, Charles Benmouyal. Il n’y a plus aucune procédure contre elle dans cette affaire. » 

Après son acquittement, Djermane avait signé un engagement où elle reconnaissait que la Gendarmerie Royale du Canada avait des motifs de craindre qu’elle commette une infraction terroriste. 

Cet engagement d’un an l’empêchait entre autres de fréquenter le Centre islamique Assahaba du prédicateur Adil Charkaoui. L’engagement s’est terminé