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Un chef de file mondial qui accumule les pertes

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Valorisé à près de 47 milliards de dollars américains, le leader mondial du co-travail WeWork continue de soulever bien des questions dans la communauté financière, particulièrement après les entrées difficiles en Bourse d’autres géants de l’« économie du partage » comme Uber et Lyft.

WeWork a enregistré des pertes de 1,9 milliard $ US l’an dernier, encore plus qu’Uber, pour des revenus de 1,8 G$, ont révélé différents documents réglementaires. En 2017, l’entreprise avait des revenus de 886 millions, pour 933 millions de pertes. Des résultats qui font en sorte que plusieurs analystes se demandent si l’entreprise sortira un jour de l’encre rouge, et ce, même si ses ventes ont plus que doublé en début d’année, passant de 342 millions de dollars à 728 millions de dollars.

Pas du tout inquiète

<b>Adam Neumann</b></br><i>Confondateur de WeWork</i>
Photo AFP
Adam Neumann
Confondateur de WeWork

Ivanhoé Cambridge s’inquiète-t-elle de la fragilité financière de son partenaire, chez qui le bras immobilier de la Caisse vient d’investir 1 G$ US ? « Pas du tout ! Avant de conclure cette transaction, nous avons fait nos devoirs. Nous avons pleinement confiance en l’avenir financier de WeWork. Sachant que WeWork est la marque dominante dans le monde, nous n’avons aucun doute que ce partenariat sera bénéfique », a affirmé au Journal le chef de l’investissement d’Ivanhoé Cambridge, Sylvain Fortier. Âgé de 40 ans, le cofondateur de WeWork, Adam Neuman, tente aussi de se faire rassurant. Il a récemment déclaré que WeWork pouvait être rentable, mais qu’elle préférait choisir d’investir dans une expansion mondiale rapide.

Il a aussi estimé qu’elle était bien placée pour faire face à un ralentissement économique, et ce, même si les start-up comme celles qui forment une bonne partie de sa clientèle sont souvent les premières à souffrir de ces revirements économiques.

« C’est un fait que je suis 50 % moins cher que le [bureau] moyen à New York. Dans d’autres villes, je suis 60 % ou 70 % moins cher. Pour une compagnie, c’est très attrayant . »