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Les médecins de famille pressent Ottawa de mettre fin à la détention indéfinie des migrants

Parlement canadien
Getty Images/iStockphoto

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Le Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) a pris position jeudi contre l’incarcération indéfinie des migrants.

Il a déploré que cette pratique de l’Agence des services frontaliers du Canada nuise à la santé des immigrants, notamment à leur santé mentale. Le CMFC appuie sa démarche sur des études australiennes qui évaluent à 90% le nombre de migrants détenus qui souffrent d’anxiété ou de dépression.

Le Collège a ainsi recommandé au gouvernement fédéral de mieux encadrer la santé des migrants durant leur détention au Canada. Dans un communiqué, le CMFC a affirmé que la détention sans limites de temps des immigrants devrait être plafonnée à un maximum de 90 jours. Actuellement, celle-ci peut être indéfinie. Il a demandé au gouvernement fédéral d’emboîter le pas à la France et la Suède, qui limitent leur détention à trois mois.

Le Collège recommande aussi de limiter le recours à la détention des migrants, de ne plus les incarcérer dans des établissements provinciaux et de ne plus les enchaîner lorsqu’ils sont soignés à l’extérieur des établissements de détention.

Le Collège des médecins de famille du Canada représente 38 000 membres au Canada. Sa position sur les migrants a été rédigée par son Comité de programme sur la santé en milieu carcéral.