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On est tannés des géants : vive les petits commerces!

On est tannés des géants : vive les petits commerces!
MARIE-CHRISTINE TROTTIER/24 HEURES/AGENCE QMI

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Dans notre économie, les grands complexes ont pris le dessus sur les petits commerçants. Ils ont uniformisé l’offre et concentré la demande. Mais ce n’est pas perdu pour autant.

L’attrait légendaire des petits commerces de quartier, leur charme intime et les relations qui peuvent s’y créer subsistent malgré l’empire des multinationales. Et ils reviennent indubitablement, doucement, au goût du jour.

Au fond, la jeunesse envoie promener Walmart et ses semblables de la meilleure façon possible : avec sa carte débit (ou crédit pour les plus frivoles).

D’après une étude faite auprès de 1000 Américains, six millénaux sur dix planifient d’effectuer leurs achats dans des petits commerces en 2019.

En quête d’authenticité et d’appartenance, ils s’attachent plus à une petite échoppe qu’ils soutiennent financièrement, même si cela équivaut parfois à payer plus cher.

Quand je passe chez Michel, mon épicier de quartier, ou à la petite friperie au coin de ma rue, l’atmosphère qui y règne est tout de suite plus humaine que dans les grandes surfaces où, comme l’argent, les pommes n’ont pas d’odeur.

Payer un peu plus pour cela, ça vaut bien le coût.

D’ailleurs, l’étude affirme que 45% d’entre nous seraient prêts à dépenser plus sur un produit si cela implique de soutenir une petite boutique. Et dire qu’on dit que nous sommes de jeunes individualistes.

Les petites boutiques s’enracinent dans un quartier, elles en adoptent l’identité en même temps qu’elles participent à la façonner. Elles forment un lien avec les habitants et ne sont pas uniquement un lieu de magasinage.

Parmi les raisons principales que les jeunes invoquent dans leur préférence pour les petits commerces, on retrouve le soutien à l’économie locale, aux résidents locaux, un meilleur service à la clientèle, des produits uniques et un accès plus facile.

Cette prédisposition auprès des petits commerces locaux nous est spécifique, puisque les personnes âgées de 55 ans et plus interrogées dans le cadre de l’étude ont formulé des préférences bien plus inférieures.

Seulement 15% d’entre elles pensent magasiner dans un petit commerce en 2019. Parmi ces dernières, les dépenses seraient nettement inférieures que celles que nous faisons dans une petite boutiquent. Soit 85,99 dollars américains contre 197,32 pour nous. 

Bien que les petits commerces gardent une forme d’authenticité et un lien indéniable avec les marchés historiques, ils peuvent également profiter de la modernité technologique pour survivre.

C’est ce que pensent plus de 8 milléniaux sur 10, puisqu’ils invitent leurs magasins préférés à être présent sur internet et actifs sur les réseaux sociaux. 

Entre modernité et tradition, lien avec le monde et enracinement local, le petit commerce pourrait connaître une résurrection qui serait bienvenue.

Et ce serait grâce à nous!


 

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