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Pourquoi a-t-on des papillons dans le ventre?

Ah! Cette sensation qui fait de nos entrailles du jello.

Pourquoi a-t-on des papillons dans le ventre?

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C’est votre premier rendez-vous avec une personne qui vous intéresse, mais il n’y a rien qui va. Pas de vêtements (propres) qui font, il pleut dehors et surtout - surtout - une colonie de papillons a élu domicile au creux de votre ventre. Pourraient-il partir, afin de vous rendre la vie plus facile quelques minutes?  

Bon, on va se le dire immédiatement: non, ce ne sont pas des papillons, ni même des chenilles, vivant dedans notre ventre qui nous font sentir aussi gélatineux lorsque nous sommes nerveux ou stressés. Pourtant, on sent bien qu’il y a quelque chose dans notre corps qui est différent; ce n’est pas un mal de ventre à en bonne et due forme, mais ça froufroute, c’est sensible, c’est .   

  

  

Mais c’est quoi cette sensation, au juste?   

Pour mieux parler de cette condition heureusement temporaire, il faut regarder du côté du système nerveux.   

Au plus creux de notre système digestif, nous avons un tas de neurones. 100 millions de neurones, pour être précise. C’est un peu comme un «deuxième cerveau», bien qu’il s’appelle «système nerveux entérique». Ces neurones, situés plus précisément dans l’œsophage, l’estomac et l’intestin, régulent tout ce qui relève de la digestion. Ils font partie du système nerveux autonome, c’est-à-dire qu'ils s’occupent de fonctions qui ont lieu involontairement.   

Notre cerveau dans la tête et celui dans le ventre sont reliés par le nerf vague. Autrement dit, il y a une communication entre ces deux centres nerveux. Un peu comme des jumeaux siamois, ce que pense le cerveau influence le ventre et vice-versa!   

Lorsque nous sommes stressés pour une raison ou une autre, le cerveau opère certains changements dans notre corps: le coeur bat plus vite, les pupilles se dilatent, la respiration est plus rapide. Mais le système nerveux entérique se met aussi en marche. Les muscles de l’estomac se contractent différemment. Tiens, tiens.  

  

  

L’adrénaline, produite en temps de stress, a également son rôle à jouer. Cette hormone redirige le sang vers des groupes musculaires qui pourraient en avoir vraiment besoin. Quand il y a un incendie dont il faut s’enfuir au plus vite, la digestion n’est pas vraiment à la page.   

Or, dans l’estomac, il y a des tonnes de terminaisons nerveuses qui détectent justement la diminution d’oxygène. Re-tiens, tiens.   

Ainsi, les papillons dans le ventre seraient la conséquence des contractions inhabituelles de l’estomac et d’une baisse d'oxygène à ce même organe.   

Maintenant, le vrai mystère est de savoir comment ça se fait que l’expression est la même en français et en anglais! 

 

Chaque jour, les experts en vulgarisation d'En 5 minutes proposent un format audio inspiré de la page publiée dans Le Journal.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez écouter cette vidéo du SciShow et celle-ci, de l'Université de Nantes.