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Transport structurant: les promoteurs du métro aérien reviennent à la charge

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Les promoteurs du métro aérien reviennent à la charge et proposent à la Ville de Québec leur collaboration pour l’étude comparative sur les modes de transports dans son projet de réseau structurant.

Silencieux depuis un moment, le consortium formé par PwC-Arup-Solutrans-Loctrans, qui fait la promotion d'un métro aérien comme solution pour Québec au lieu du tramway, a refait surface vendredi.

Le porte-parole du groupe, Louis Aucoin, a envoyé une lettre au président du Réseau de transport de la capitale (RTC), Rémy Normand, pour lui signaler que le consortium aimerait être consulté dans le cadre de la démarche menée par la firme Systra pour réaliser une étude comparative des divers modes de transport : métro, tramway, métro aérien, etc.

Neutralité

« La comparaison entre les différentes solutions pouvant être retenues doit être un exercice sérieux, neutre et hors de toute apparence de conflit d’intérêts, puisqu’il s’agit de sommes très importantes issues des fonds publics », écrit-il.

En entrevue, il souligne que Systra ne les a pas consultés. « En n’ayant pas les données qu’on a, c’est difficile de comparer les modes », dit-il.

« Si l’exercice est fait sérieusement, on pourrait donner des comparables avec lesquels Systra va pouvoir présenter au gouvernement une étude d’alternative sérieuse, neutre, basée sur des comparables véritables. »

Le mandat ayant été donné depuis quelques semaines à peine, le groupe ne perd pas espoir de recevoir un appel de la firme Systra. « On a bon espoir qu’ils vont nous appeler pour des compléments d’expertise. »

Pas de retour de l’UPAC

Par ailleurs, M. Aucoin affirme qu’il n’a jamais eu de retour de l’UPAC à la suite des dénonciations faites par le maire de Québec, Régis Labeaume. Ce dernier avait soumis le dossier à l’Unité permanente anticorruption en affirmant que le consortium avait tenté d’obtenir un contrat de gré à gré. 

« Non, aucune nouvelle. L’UPAC, c’est un fantasme de M. Labeaume », a lâché Louis Aucoin.

Le consortium rappelle que son projet serait financé par le privé. La portion du projet dévolue à la Ville de Québec est de 1,5 milliard $, indique M. Aucoin. Les autorités municipales rembourseraient ce montant sur une période de 30 ans, au terme de laquelle elles deviendraient propriétaires.

La Ville de Québec avait à l’époque rejeté le projet du revers de la main. Le président du RTC avait refusé de « perdre son temps » à analyser un « bidule » moussé par des promoteurs qui « manquent de rigueur ».

Il avait plaidé que le système proposé aurait un impact visuel important sur la Ville en raison de l’infrastructure aérienne qui doit circuler dans les quartiers.