/sports/opinion/columnists
Navigation

L’année de la controverse

HKN-HKO-SPO-SAN-JOSE-SHARKS-V-ST-LOUIS-BLUES---GAME-THREE
Photo AFP Les arbitres ont discuté jeudi soir d’une possible passe avec la main sur un but d’Erik Karlsson, mais ont donné tort aux Blues.

Coup d'oeil sur cet article

La Ligue nationale de hockey se couvre de ridicule. Les erreurs de ses officiels durant les séries 2019 font ombrage au jeu en soi et, malheureusement, ce sont les arbitres qui écopent alors que les dirigeants s’en lavent les mains.

On pourra assurément parler de 2019 comme de l’année de la controverse. Après la gaffe monumentale à Vegas en première ronde, la LNH a décidé de ne plus faire appel au service des quatre officiels responsables de la rencontre, et ce, pour le reste des séries. Selon ce qu’on entend et qui a été rapporté par le journaliste couvrant les Blues de St. Louis Andy Strickland, le même sort sera réservé aux quatre officiels en poste mardi soir lorsque le but controversé d’Erik Karlsson en prolongation a été accepté malgré une passe évidente avec la main de Timo Meier quelques secondes auparavant.

IL FAUT QUE ÇA CHANGE

C’est dommage, parce qu’on jette tout le blâme sur des officiels qui font leur travail avec les outils qu’on leur donne. Comment peut-on expliquer qu’en 2019, où la technologie est partout, il est impossible pour les arbitres de revoir toutes les séquences de jeu rapidement, sur une tablette ?

Ça se fait dans tous les autres sports !

L’erreur est humaine. Les joueurs en font et les entraîneurs aussi. Par contre, celles des officiels ont souvent des incidences directes sur le résultat d’un match. Ce qui est ironique, c’est que tout le monde - joueurs, entraîneurs, directeurs généraux et spectateurs - a droit à des reprises en temps réel... sauf les arbitres. Une meilleure gestion de la technologie permettrait non seulement d’éviter des situations comme celle de mardi dernier, mais faciliterait aussi le travail des officiels, durant le jeu.

Il y a toujours un arbitre qui se tient derrière la ligne des buts en zone offensive. Son rôle, entre autres, est de pouvoir rapidement se diriger au filet lors d’une chance de marquer afin de s’assurer que la rondelle a bien traversé la ligne rouge. En tout respect, c’est complètement dépassé !

Si la LNH permettait aux arbitres d’utiliser les reprises vidéo dans n’importe quelle circonstance, on n’aurait plus besoin d’un arbitre derrière le but. Il existe 54 caméras qui nous permettent de voir si la rondelle a traversé ou non la ligne rouge !

QU’UN JOUEUR SE LÈVE

Je pense qu’il faudra qu’un joueur vedette, dont la voix est entendue et respectée aux quatre coins de la LNH, se lève et fasse connaître son mécontentement dans les médias. Rappelez-vous quand Mario Lemieux avait menacé de se retirer si la Ligue nationale de hockey ne faisait pas quelque chose pour enrayer l’accrochage dans son sport.

Sinon, rien ne change. Les directeurs généraux continuent de se rencontrer dans des hôtels de luxe afin de discuter de l’importance de porter un casque durant la période d’échauffement... Quelle perte de temps !

DEBOER A TORT

Comme je l’écrivais dans ma chronique de la semaine dernière, les Sharks ont les dieux du hockey de leur côté. Encore une fois, mardi, c’est à eux qu’une erreur des arbitres a profité.

D’ailleurs, les propos de l’entraîneur Peter DeBoer m’ont agacé lorsque ce dernier a mentionné avoir l’impression que les gens leur manquaient de respect en disant que leur parcours actuel avait été aidé par les arbitres. J’espère qu’il ne le pense pas vraiment.

Entre vous et moi, chaque membre de l’organisation des Sharks sait pertinemment qu’ils ont profité d’un peu de chance pour en être où ils sont aujourd’hui.

- Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

Rask et Bergeron

Les Bruins de Boston s’en vont en finale de la Coupe Stanley et ils peuvent dire merci à leur gardien de but Tuukka Rask ainsi qu’au joueur de centre Patrice Bergeron. Rask connaît des séries du tonnerre et il est sans contredit le favori pour remporter le trophée Conn-Smythe à l’heure actuelle. Quant à Bergeron, il a été Bergeron. Depuis 15 ans (déjà), le natif de L’Ancienne-Lorette domine sur la patinoire. Sans être le patineur le plus explosif, sa lecture du jeu, son efficacité sur les mises au jeu et dans les trois zones font de lui un joueur d’élite. Il est également un ambassadeur hors pair, lui qui est toujours d’un calme et d’une classe sans nom devant les médias. En plus, il semble être l’un des seuls à pouvoir calmer Brad Marchand quand ce dernier s’emporte. J’ai eu l’occasion de diriger les deux joueurs l’été dernier, dans le cadre du Pro-Am Gagné-Bergeron à Québec, et je peux vous dire une chose : le respect que porte Marchand envers son joueur de centre est infini.

Coupe Memorial

Le tournoi de la Coupe Memorial s’est officiellement mis en branle hier soir à Halifax et je tiens à souhaiter bonne chance aux deux formations qui représentent la LHJMQ, soit les Huskies de Rouyn-Noranda et les Mooseheads d’Halifax. D’ailleurs, vous me pardonnerez ma partisanerie, mais je n’ai d’autre choix que de me ranger derrière les Huskies. Cette saison constitue la 50e de l’histoire de la LHJMQ et j’aimerais beaucoup voir une équipe basée au Québec l’emporter pour cette occasion. Ça ferait une belle histoire. Cela dit, je ne souhaite aucun mal aux Mooseheads !

Nick Suzuki

Évidemment, on suivra également l’espoir du Canadien Nick Suzuki à la Coupe Memorial. On n’entend que du bien à son endroit à l’heure actuelle et j’ai bien hâte d’apprendre à le connaître un peu plus. Cela étant dit, quoi qu’il fasse au niveau junior, c’est vraiment lors du prochain camp d’entraînement du Canadien qu’on pourra savoir de quel bois il se chauffe. Chose certaine, j’aimerais que ça fonctionne pour lui avec le CH.