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Le code de Michel Simard

Le code de Michel Simard
Photo d'archives

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À la barre des Capitales depuis maintenant une décennie, Patrick Scalabrini a réalisé assez tôt dans sa carrière de gérant que les superstitions sont d’une grande importance pour certains. La première série hors Québec, en 2010, lui en a fait voir de toutes les couleurs.

«Patrick [Scalabrini] m’a appelé en panique cinq minutes avant le début de la première rencontre à l’étranger, se rappelle le président de l’équipe, Michel Laplante, en riant. Michel Simard avait besoin qu’on lui dise un code avant d’entrer sur le terrain!»

Il faut savoir qu’en 2008, Laplante, gérant à l’époque, assistait toujours à l’échauffement du lanceur Michel Simard (2007-2010). Un jour, juste avant un match, il lui a dit une phrase qui est devenue sacrée pour le joueur alors âgé de 26 ans.

«C’est une méchante belle journée pour jouer au baseball, et tu es chanceux, toi, de pouvoir encore jouer à la balle» ont été les mots prononcés par Laplante juste avant de regagner le banc. «Dès le match d’après, il a connu du succès», raconte le président des Capitales.

Cette phrase en apparence bénigne est devenue symbolique pour le lanceur, qui a demandé à la réentendre à chacun de ses matchs. Le hic, c’est que Scalabrini ne connaissait pas le rituel du lanceur, même s’il savait qu’il se tramait souvent quelque chose du côté de Simard avant son arrivée au monticule. Ce n’est qu’en 2010 qu’il a pris les rênes de l’équipe et qu’il a su, à la dernière minute, le «code Simard».

Une surprise n’attend pas l’autre

Le lendemain de l’épisode Simard, c’était au tour du lanceur Karl Gélinas de demander des soins spéciaux. On devait lui «transférer de l’énergie» en lui touchant le bras pour qu’il connaisse un bon match, habitude qu’il avait lui aussi acquise de l’ancien gérant des Capitales.

«En revenant de cette série à l’étranger, Patrick m’a dit que, si ce n’était pas de toutes mes niaiseries, ce serait pas mal plus facile de diriger», s’esclaffe le président.