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Nouveau départ pour le Théâtre d’Aujourd’hui

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Le Théâtre d’Aujourd’hui, qui amorcera d’importants travaux de rénovation durant la saison estivale, démarrera sa saison en novembre prochain sous le signe d’un nouveau départ. Par l’entremise de diverses créations québécoises, on souhaite apprendre des autres pour mieux se réinventer.

Constitutions

Photo courtoisie, Kelly Jacob

On amorcera la saison avec une création de Christian Lapointe, qui a réalisé un exercice démocratique inédit. On se questionnera à savoir qui nous sommes et dans quelle société nous voulons évoluer. C’est le concepteur lui-même qui se retrouvera en solo sur scène. « Lorsque j’ai lu cette constitution, je me suis reconnu dans chacune des lignes à travers nos enjeux », confie le directeur artistique du Théâtre d’Aujourd’hui, Sylvain Bélanger. La pièce prendra d’abord l’affiche à compter du 1er juin dans le cadre du FTA, également au Théâtre d’Aujourd’hui.

► Du 12 au 30 novembre 2019 (Salle principale)

Corps célestes

Photo courtoisie, Kelly Jacob

On assistera ensuite à une création de Dany Boudreault mettant en vedette la comédienne Julie Le Breton, qui sera entourée notamment de Louise Laprade et Évelyne Rompré. « Elle va interpréter une réalisatrice de film pornographique, révèle Sylvain Bélanger. C’est surtout un personnage très fort. »

Elle retournera dans sa famille après 15 ans d’absence pour y retrouver sa mère et sa sœur ainsi que son ancien amant. Ce sera l’occasion de faire la connaissance de son neveu, un adolescent avec qui elle abordera la sexualité.

► Du 21 janvier au 15 février 2020 (Salle principale)

Ceux qui se sont évaporés

Photo courtoisie, Kelly Jacob

Huit comédiens, dont Geneviève Boivin-Roussy­­­ et Josée Deschênes, seront dirigés par Sylvain Bélanger dans cette pièce écrite par Rébecca Déraspe. On y raconte le destin dramatique d’une femme dans la jeune trentaine qui va disparaître volon­tairement, laissant derrière elle sa petite fille de cinq ans, son conjoint et ses parents. L’auteure s’est inspirée d’une réalité au Japon, où des gens paient pour organiser leur disparition et changer d’identité. « Chaque année au Japon, ce sont environ 100 000 personnes qui disparaissent ainsi chaque année en faisant appel à des agences spécialisées », précise le directeur artistique. « C’est le fantasme de plusieurs personnes. » On nous dit que c’est une pièce déchirante, principalement en raison des conséquences de ce geste.

► Du 3 au 28 mars 2020 (Salle principale)

Pas perdus

Photo courtoisie, Kelly Jacob

On clôturera la saison dans la salle principale avec le duo Anaïs Barbeau-Lavalette­­­ et Émile Proulx-Cloutier. Par le truchement d’entrevues enregistrées au préalable sur une bande vidéo, on découvrira diverses personnes aux parcours particuliers, qui sont toutes unies par un lien réel à connotation folklorique. « C’est une histoire personnelle qui sera révélée au public », indique le directeur artistique. Dix figurants seront sur scène, sous la direction d’Émile Proulx-Cloutier.

► Du 14 avril au 9 mai 2020

Autres pièces

S’ajoutent à cette programmation cinq autres pièces qui seront présentées à la salle intime Jean-Claude-Germain. Soulignons Made in Beautiful (La Belle Province), d’Olivier Arteau, qui amorce une résidence sur place, et M.I.L.F., de Marjolaine Beauchamp, qui sera également en résidence d’artiste.