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Teotihuacan: Temple sanguinaire devenu bazar

Teotihuacan: Temple sanguinaire devenu bazar
Photo courtoisie, Gilles Proulx

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Quel contraste ! Les temples aztèques où l’on sacrifiait profusion d’humains aux dieux et où les prêtres faisaient office de bourreaux sacrés sont devenus... de sympathiques lieux de rassemblement familiaux et touristiques.

Il y a autant d’étrangers que de Mexicains. La bonne humeur règne. Ça m’a fait penser au parc Belmont ! Il y a les pique-niques et les enfants qui courent partout. Il y a même de la musique ! Il ne manque que les manèges ! Voilà un portrait très différent de tout ce que j’ai connu ailleurs dans le monde : ni en Thaïlande, ni en Égypte autour des pyramides et certainement pas à Jérusalem, on ne trouve cette atmosphère de kermesse près de temples ou de ruines.

Devant la pyramide du soleil se mêlent des touristes et des Mexicains venus en famille.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Devant la pyramide du soleil se mêlent des touristes et des Mexicains venus en famille.

Édifiée entre les 1er et 7e siècles, cette cité sainte de Teotihuacan où l’on vénérait le soleil, la lune et le serpent à plumes, déployait pour chacune de ces divinités des pyramides gigantesques. Le sang a abondamment coulé ici ! Le sacrifice humain était un rite extrêmement courant : on faisait même parfois la guerre seulement pour rapporter des prisonniers à sacrifier. Dans le temple au sommet de la pyramide, on arrachait le cœur de la victime, on offrait l’organe vital aux dieux, puis on précipitait la victime agonisante en bas des marches escarpées.

Laisseriez-vous votre enfant escalader une pyramide aztèque ? C’est un rite de passage national pour certains.
Photo courtoisie, Gilles Proulx
Laisseriez-vous votre enfant escalader une pyramide aztèque ? C’est un rite de passage national pour certains.

Maintenant, des enfants s’amusent à grimper l’immense monument en se tenant aux cordons de sécurité. Se souvient-on des horreurs commises ici au nom des dieux ? Apparemment, non. Les Mexicains aiment ce lieu patrimonial où chacun a des souvenirs d’enfance de sorties en famille. Comme quoi ce pays n’a pas sur ses plaques d’immatriculation une devise pour dire qu’on se souvient.