/sports/hockey
Navigation

Un tremplin pour Jean-Sébastien Giguère

SPO-COUPE-MEMORIAL
John Morris / Agence QMI L’ancien gardien de but Jean-Sébastien Giguère a assisté à un premier match des Mooseheads à Halifax vendredi soir depuis la conclusion de son parcours junior avec l’équipe en 1997 dans le cadre des festivités de la Coupe Memorial. 

Coup d'oeil sur cet article

HALIFAX | Premier joueur de l’histoire des Mooseheads en 1994-1995, l’ancien gardien de but Jean-Sébastien Giguère n’a jamais hésité une seconde à plonger dans l’aventure de la première équipe basée dans les Maritimes de la LHJMQ.

Les Mooseheads célèbrent leur 25e anniversaire en cette année où ils accueillent la 101e Coupe Memorial. Giguère est devenu l’une des premières vedettes du club d’expansion après avoir été choisi lors du repêchage de dissolution du Collège Français de Verdun. Il aura finalement disputé trois saisons dans la capitale néo-écossaise jusqu’en 1997. Son chandail numéro 47 est même retiré dans les hauteurs du Scotiabank Centre.

« Ça a tellement été un tremplin de venir ici, à Halifax. Quand ils sont venus me visiter au Collège Français, Clément Jodoin [entraîneur-chef] et Shawn McKenzie, qui était l’assistant-entraîneur, ils m’ont demandé si j’étais intéressé de venir ici », a raconté l’ancien portier étoile des Ducks d’Anaheim qui a reçu une chaude ovation vendredi lorsqu’il a été présenté à la foule avant la rencontre inaugurale.

Succès immédiat

« Jamais je n’aurais hésité. C’était un rêve de partir de chez moi et d’aller expérimenter quelque chose de nouveau comme ça. En arrivant ici, il n’y a pas un joueur qui ne tombe pas en amour avec la ville. Les gens sont gentils, ils adorent leur équipe et les gens ont embarqué tout de suite avec les Mooseheads. »

Si les Mooseheads se sont avérés un véritable succès dans la LHJMQ, il reste qu’il s’agissait d’un pari audacieux d’implanter une équipe dans l’est du pays à la suite de l’essoufflement de l’intérêt pour la Ligue américaine. Le circuit Courteau comportait alors 13 franchises au Québec.

« Il a fallu vendre le hockey junior, s’est souvenu le gagnant de la coupe Stanley qui a rencontré sa future épouse pendant son stage junior à Halifax. Ils [les fans] ont embarqué en voyant des jeunes de 16-20 ans plutôt que des joueurs de la Ligue américaine qui étaient ici pour vouloir être ailleurs. Les gens aimaient ce côté. Ça a changé la ligue. »

De longs voyages

Le premier camp des Mooseheads – lesquels doivent leur nom à la brasserie du même nom – s’était tenu à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, puisque les équipes québécoises ne voulaient pas se taper tout le chemin jusqu’à la nouvelle ville.

« Ça a été assez long, on est partis de là et on était devenus une équipe, mentionne le 13e choix au total du repêchage de 1995, des Whalers de Hartford, maintenant actionnaire avec l’Armada de Blainville-Boisbriand. À notre première année, on a pris beaucoup l’avion et je pense qu’ils se sont aperçus que ça coûtait un peu trop cher. Ça n’a pas duré ! »

Aujourd’hui, six clubs aux quatre coins des Maritimes font partie des cadres de la LHJMQ, ce qui explique la grande proportion des joueurs de ces provinces au sein des 18 concessions.