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Championnat de la PGA: Brooks Koepka tient le coup

Dans un suspense en fin de tournoi, l’Américain défend avec succès son titre au Championnat de la PGA

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Photo AFP Moment de gloire pour Brooks Koepka qui ne s’est pas fait prier pour embrasser le trophée Wanamaker au terme du Championnat de la PGA, dimanche.

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FARMINGDALE, N.Y. | Alors qu’on aurait pu lui tendre le trophée Wanamaker samedi soir, avec son avance historique presque insurmontable, Brooks Koepka a ajouté un peu de suspense, dimanche après-midi, en ronde finale du Championnat de la PGA.

Dans une ronde finale marquée par des conditions venteuses et la déroute de plusieurs golfeurs figurant au tableau principal, son avance de sept coups après 54 trous a fondu comme neige au soleil.

L’intimidant Black Course de Bethpage a fait des ravages. Uniquement 11 golfeurs ont brisé la normale avec des vents soufflant entre 15 et 25 km/h. Les bourrasques à 40 km/h ont donné des maux de tête.

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Photo AFP

Tandis que Dustin Johnson a attaqué, le champion en titre de 29 ans a cumulé quatre bogueys de suite sur le retour, voyant fondre cette avance à deux petits coups avec quatre trous à jouer. Mais il a tenu bon en signant une carte finale de 74 (+4). La seule de ses quatre rondes au-dessus de la normale.

Rappelons-le, jamais un meneur n’avait échappé une avance de sept coups en ronde finale. Durant tout l’après-midi, il a jeté des regards vers les tableaux des meneurs sur le parcours.

Dans sa débâcle de quatre bogueys du 11e au 14e fanion, Koepka est resté de glace. Si son corps semblait rester en contrôle, sa tête roulait aussi vite qu’une voiture de luxe sur un autobahn.

« Cette journée était de loin la plus stressante de ma carrière. Mais elle fut la plus satisfaisante, en raison du stress de cette ronde. DJ l’a rendue stressante. C’était la fois où je me suis présenté au 18e le plus excité, a raconté le champion qui a savouré un quatrième titre de Grand Chelem en carrière.

« Je n’étais pas si stressé à l’Omnium américain à Shinnecock Hills l’an dernier, a-t-il ajouté. Bethpage était si difficile aujourd’hui (dimanche). Certaines de ces allées sont larges de 20 ou 25 verges. Je n’ai pas vraiment bien frappé des tertres, ce qu’il ne faut surtout pas faire ici. C’est pourquoi j’ai traversé une longue journée. »

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Photo AFP

Piqué au vif

Sur le vert de la normale 3 du 14e fanion, lieu de son quatrième boguey de suite, la foule a piqué au vif le meneur en scandant le nom de son rival et ami, DJ, dans les gradins. C’est là qu’il a pu renverser la vapeur et reprendre le contrôle.

« Ça m’a aidé, car j’étais sous le choc, a-t-il relaté. C’était le moment parfait. Tout le monde était contre moi. Je me suis dit “allons-y”. Je n’ai jamais pensé m’écraser et perdre ce tournoi. Tant que j’étais en tête, j’étais en bonne position. Mon coup de départ au centre de l’allée au 15e a permis de faire baisser la pression et de soulager la tension dans l’air.

« Cette ronde était assurément un test. Je me suis cassé le derrière pour réussir. Je suis heureux d’avoir ce trophée à mes côtés, a-t-il souligné en conférence de presse après sa victoire avec l’imposant et scintillant trophée à proximité.

« C’est très satisfaisant. C’est le plus important de tous ceux que j’ai gagnés », a ensuite précisé le double champion de l’Omnium des États-Unis et du Championnat de la PGA.

À peine deux ans

Cette domination depuis les huit derniers tournois du Grand Chelem est d’autant plus impressionnante qu’il y a à peine quatre ans Koepka ne figurait même pas parmi les meilleurs joueurs du circuit de la PGA. Il débarquait d’une aventure sur le circuit européen.

Le voilà maintenant au sommet de la pyramide avec quatre sacres majeurs en poche. Une progression fulgurante depuis son premier gain à l’Omnium de Phœnix en février 2015.

« C’est un revirement de situation incroyablement rapide. C’est une balade si plaisante depuis deux ans. Je ne croyais jamais que ça viendrait si rapidement. Personne ne le voyait venir. C’est toute une expérience. C’est phénoménal. C’est le bon mot. Je vais tenter de suivre le rythme jusqu’à Pebble Beach. Quatre en huit, ça sonne bien jusqu’à présent. »

C’est donc un rendez-vous dans un mois à l’Omnium des États-Unis en Californie.