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Sécurité des piétons: Québec peut s’inspirer de Sherbrooke pour diminuer le nombre d’accidents

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Alors que Québec demande une prise de conscience collective quant à la courtoisie envers les piétons, Sherbrooke a réussi à abaisser son nombre d’accidents de 60 à 10 par année avec une série d’actions de sensibilisation.

À Sherbrooke, une série d’actions ciblées sur la sécurité des piétons ont porté leurs fruits au fil des ans. Depuis 2004, la Ville et le service de police, en collaboration avec divers partenaires comme la Société de l’assurance automobile du Québec, les centres hospitaliers et les écoles, mènent entre autres la campagne Bon pied, bon œil, qui prévoit des actions de sensibilisation, de prévention et de répression à l’année.

Le nombre d’accidents avec piétons blessés ou tués est passé de 50 à 60 par an à moins de 10, relate en entrevue la policière en prévention et agente en sécurité du milieu Mylène Laplume. «Il y a une baisse significative des accidents.»

À Sherbrooke, on éduque les futurs automobilistes et les piétons. Des campagnes sont menées dans les écoles primaires et secondaires, afin de sensibiliser les jeunes aux règles de sécurité routière.

On utilise une foule d’outils pour faciliter la compréhension des tout-petits : des tapis sur lesquels on dessine des configurations d’intersections, des trousses d’information, des questionnaires ludiques. On distribue aussi des objets de sécurité comme des lumières clignotantes, des brassards ou des attaches réfléchissantes que les enfants mettent sur leurs souliers pour être plus visibles.

Les policiers font aussi des opérations spécifiques pour les piétons. On analyse les plaintes de citoyens, on cible les endroits les plus problématiques et l’on poste des patrouilleurs qui sont chargés de faire respecter la loi.

Ce qui fait en sorte qu’à Sherbrooke, «les piétons traversent facilement», indique Mme Laplume. «Les automobilistes arrêtent. Ce n’est pas parfait, mais on note une grande amélioration.»

Volonté politique

Selon Mme Laplume, ce qui fait le succès de l’approche de Sherbrooke est la concertation des différents acteurs, mais aussi le fait que la campagne est menée année après année, avec chaque fois des messages différents. «C’est facile de monter un projet, mais c’est facile aussi de le laisser aller. Mais nous, on a gardé ça comme priorité.»

La volonté politique est aussi très présente, note-t-elle.

«Je travaille avec la Ville de Sherbrooke. Et j’ai tout le temps l’appui des élus. Je n’ai pas besoin de me battre pour faire valoir que c’est important.»