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Roughriders : un éternel recommencement pour Alexandre Gagné

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À quelques jours du début du camp d’entraînement, le secondeur des Roughriders de la Saskatchewan Alexandre Gagné se disait fin prêt à amorcer les activités de l’équipe, qui ont commencé dimanche.

Rencontré dans son gym, le Québécois a bien voulu partager ses impressions en vue de la saison 2019.

Depuis son retour au Québec après l’élimination de l’équipe en demi-finale de l’Ouest, il a partagé son temps entre l’entraînement et la fin de ses études - il vient de compléter une maîtrise en finances à l’Université de Sherbrooke.

Cinq jours par semaine, il a suivi un programme pour développer sa forme physique, mais aussi pour renforcer son corps dans le but de prévenir les blessures. À cela, il a intégré des étirements et des exercices de mobilité.

«Contrairement aux années précédentes, cette année, je suis en parfaite santé. Pas de blessure. Ça veut dire qu’à partir du jour 1 de mon retour de la Saskatchewan, je me suis vraiment concentré sur l’entraînement et la préparation physique. Ça fait du bien mentalement d’avoir l’esprit libre et je sais que je vais arriver au camp à 100% en santé et prêt à jouer.»

Celui qui en est à sa troisième saison chez les professionnels s’est aussi greffé à l’équipe du Vert et Or et aux Géants du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu pour des sessions de course, question de garder la forme.

Rien n’est garanti

Chaque année est un éternel recommencement.

Pendant les trois semaines du camp, il va devoir démontrer qu’il a sa place au sein des partants.

Et ça lui sert de motivation.

«Malgré mes statistiques de l’an passé (meneur au sein de son équipe pour les plaqués sur les unités spéciales, troisième dans la LCF), je sens que j’ai encore des choses à prouver. L’équipe repêche et embauche de nouveaux joueurs qui veulent la même chose que moi. Pas juste faire l’équipe, mais avoir un poste régulier. Durant la saison morte, je pense toujours qu’il y en a d’autres aussi qui travaillent pour se tailler une place.»

Son objectif, c’est bien sûr de retrouver son poste de secondeur, qu’il a occupé tout au long de sa carrière. Mais il tente aussi d’ajouter des cordes à son arc. Durant la saison morte, il s’est exercé pour s’améliorer comme spécialiste des longues remises. Toute la saison 2018, il a aussi été le deuxième botteur de l’équipe. Son passé de joueur de soccer lui sert bien pour ça.

«Ce sont des choses pour rallonger ma carrière. Dans la LCF, avec les restrictions, plus tu maîtrises de choses, plus tu es intéressant pour une équipe. À la fin, ça te donne des options qui sont relativement moins dures physiquement.»

Un camp intense

Le camp d’entraînement, c’est vraiment la partie la plus intense de la saison.

Trois semaines de pratiques, de réunions d’équipe et d’unité, d’apprentissage de jeux, de traitements.

C’est tellement intense que c’est souvent le moment où les vétérans décident de prendre leur retraite.

L’horaire typique d’une journée de camp

  • Debout vers 7 h pour aller déjeuner (l’équipe s’occupe de tous les repas)
  • Pratique de 8 h 30 à 13 h
  • Étirement en équipe et/ou entraînement
  • Bain de glace obligatoire
  • Dîner, temps de physio
  • Réunion d’équipe de 16 h à 18 h, suivie de réunion par position
  • Souper
  • Réunions d’équipe de 20 h à 23 h.
  • Et on recommence le lendemain, comme ça pendant trois semaines!

«Le camp, c’est tough, mais la saison, on s’amuse à dire qu’on embarque un peu sur le cruise control. C’est 18 parties, quatre pratiques avant chacune, avec des jours de congé parmi tout ça. Dans le fond, la saison, c’est de mettre en pratique ce qu’on a appris au camp, en faisant des petits ajustements chaque semaine. Les parties, c’est notre récompense pour tous les efforts mis durant la saison morte et le camp d’entraînement.»

Cette année, l’équipe a un nouvel entraîneur-chef en Craig Dickenson, l’ancien entraîneur des unités spéciales. Une belle continuité selon lui.

«Je vois très bien Craig dans ces fonctions-là. Il aurait pu l’être avant. C’est un très bon pédagogue et un rassembleur. Et j’aime l’équipe cette année. On est allé chercher des joueurs dont on avait besoin, à des positions qu’il fallait combler. Et puis on a beaucoup de recrues qui reviennent, les Américains connaissent mieux le système de jeu canadien... J’ai très hâte de commencer.»

Depuis dimanche, Alexandre Gagné a retrouvé son complice de l’édition 2018, Alexandre Chevrier.

Les «Poutine Brothers», comme ses coéquipiers les ont surnommés, s’attaquent donc à trois semaines intensives de préparation, dans la camaraderie si typique des sports d’équipe.

La saison 2019 de la Ligue canadienne de football s’amorce le 13 juin prochain, justement avec un match des Roughriders qui vont rendre visite aux Tiger-Cats à Hamilton.