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Accident mortel à Weedon: un bébé serait peut-être toujours en vie s'il avait été attaché

Accident mortel à Weedon: un bébé serait peut-être toujours en vie s'il avait été attaché
PHOTO CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES

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Une petite fille d'à peine cinq semaines serait peut-être toujours en vie aujourd'hui si elle avait été attachée correctement dans son siège d'auto, juge la coroner Kathleen Gélinas dans un rapport publié à la suite d'un accident survenu en janvier 2017 à Weedon, en Estrie.

Le 11 janvier, Stéphanie Latulippe, une mère alors âgée de 25 ans, revenait de la garderie avec la petite Ashley Grondin, en après-midi, lorsque sa voiture a été percutée par une camionnette après qu'elle eut dévié de sa voie dans une courbe, sur la route 112.

Les témoins et premiers répondants sur place ont tenté de porter secours à la petite Ashley, qui a ensuite été transportée d'urgence au site Fleurimont du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke, où elle est décédée quelques heures plus tard. Son décès a été attribué à un traumatisme crânien sévère, occasionné par un choc à la tête lors de l'accident.

Or, ce drame aurait potentiellement pu être évité, a fait valoir la coroner dans son rapport. Selon les témoins sur les lieux, la petite Ashley n'était pas attachée dans son siège pour bébé.

Même si elle avait été attachée, l'enfant aurait pu être heurtée par des objets présents dans la voiture, déplacés violemment sous la force de l'impact, a reconnu Me Gélinas. «Par contre, dans le cas où aucun objet libre n'a heurté la tête de la petite Ashley, il est probable qu'elle a heurté la poignée de transport du siège de bébé qui était relevé ou l'une des composantes intérieures du véhicule automobile. Dans un tel contexte, l'utilisation adéquate du harnais du siège d'automobile aurait pu lui sauver la vie», a écrit la coroner.

Par ailleurs, la coroner a indiqué qu'elle n'est pas en mesure de conclure que la vitesse ou la configuration de la courbe où s'est produite la collision pourraient avoir contribué à provoquer l'accident. Des proches des victimes avaient réclamé, en entrevue à TVA Nouvelles, un réaménagement de cette courbe de la route 112, qu'ils jugeaient dangereuse.

Quelques semaines après l'accident, en février 2017, la mère de l'enfant, Stéphanie Latulippe, qui avait été gravement blessée dans la collision, avait confié à TVA Nouvelles se sentir coupable de la mort de sa fille.