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La réforme administrative est une «catastrophe», dit l’opposition

Les citoyens sont pénalisés, critique le chef Jean-François Gosselin

« Plusieurs employés, plusieurs citoyens aussi nous interpellent, nous écrivent, nous donnent des exemples et nous disent que ça ne fonctionne pas », a déclaré le chef de l’opposition Jean-François Gosselin, mardi, au sujet de la réorganisation pilotée par l’administration Labeaume. Cette sortie, en point de presse, a également animé les débats au conseil municipal en soirée. 
Photo Jean-François Desgagnés « Plusieurs employés, plusieurs citoyens aussi nous interpellent, nous écrivent, nous donnent des exemples et nous disent que ça ne fonctionne pas », a déclaré le chef de l’opposition Jean-François Gosselin, mardi, au sujet de la réorganisation pilotée par l’administration Labeaume. Cette sortie, en point de presse, a également animé les débats au conseil municipal en soirée. 

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L’opposition à l’hôtel de ville de Québec estime que la réorganisation administrative en cours est une « catastrophe » pour les services aux citoyens, un constat nettement prématuré, réplique la Ville, qui entend garder le cap.

Le chef de Québec 21 dit avoir recueilli de nombreuses confidences d’employés municipaux sous le couvert de l’anonymat et de citoyens qui se plaignent d’une « dégradation » des services, alors que la réforme, mise en place en début d’année, vise précisément à les bonifier.

Les travaux publics et la division des loisirs seraient particulièrement touchés, avance l’opposition.

« On a des cas de cols bleus qui connaissent leur secteur comme le fond de leur poche, et là, ils sont réaffectés à l’autre bout de la ville. Comme gestionnaire (je trouve) ça impensable qu’on en soit rendus là », a critiqué Jean-François Gosselin en point de presse, hier, avant la séance du conseil.

Les « douze travaux d’Astérix »

Il a aussi donné l’exemple d’une dame, habituée à réserver des salles avec le même employé à la Ville depuis des années, qui a dû parler à sept personnes différentes pour y parvenir depuis que la réforme a été lancée, dressant un parallèle avec les « douze travaux d’Astérix ».

« Moi, je pense que c’est une catastrophe... Je demande à l’administration de dire qu’elle s’est trompée. Les cols bleus, dans l’anonymat, ne me parlent que de ça », a renchéri le conseiller Patrick Paquet.

L’opposition s’est par ailleurs inquiétée de la hausse constante des congés de maladie chez les cols blancs, comme nous le rapportions hier, et n’a pas hésité à faire un lien avec la réorganisation.

Des échos « positifs » selon la Ville

Le vice-président du comité exécutif, Rémy Normand, a dit pourtant n’avoir eu aucun « écho de ratés » jusqu’à présent.

« Les échos qu’on a, c’est que les employés sont contents de voir qu’ils ne sont pas tout seuls à travailler dans leur coin et qu’il y a des efforts de synergie », a-t-il rétorqué, encensant l’uniformisation des services.

Sa collègue Suzanne Verreault dit aussi avoir eu des commentaires « très positifs » de certains employés.

Elle a néanmoins invité les gens à être patients, en raison de l’inévitable période d’adaptation qui découle de la réforme, et a invité les employés à faire part de leur insatisfaction à leurs supérieurs. « Il faut se donner le temps de faire les choses. »

Des réactions

« Sur le plan des travaux publics, c’est un désastre, ça ne fonctionne pas. C’est ça qu’on entend. »

— Patrick Paquet, conseiller de Québec 21

« Quand on fait des changements, ça prend toujours une période d’adaptation. Moi, je crois sincèrement à l’adaptation de nos employés, ils le savent que c’est pour le mieux. »

— Marie-Josée Savard, vice-présidente du comité exécutif

« Avant, chacun était en silo dans son propre arrondissement. Aujourd’hui, les gens sont mobiles. Je pense qu’on a beaucoup amélioré le service aux citoyens. »

— Suzanne Verreault, conseillère d’Équipe Labeaume